Formule 1

Que fait un garçon de café lorsque vous l’appelez pour passer une commande ? Il vous dit "j’arrive" et... il part. Bernie Ecclestone fait exactement l’inverse. 

Pendant des mois, il a prétendu qu’il quittait la F1 mais il est déjà revenu ! Certes, il a loupé les deux premiers Grands Prix de la saison mais il était à Bahreïn, invité par le prince héritier. Et si on ne sait pas qui l’accueillera en Russie, on est certain qu’il déambulera dans les paddocks de Sotchi ce prochain week-end. Pourquoi ne serait-il pas invité par Vladimir Poutine, d’ailleurs ? 

Si la Russie a un Grand Prix depuis 2014, c’est uniquement parce que ces deux hommes en décidèrent ainsi. Pourtant, le cœur d’Ecclestone appartient plus à la F1 qu’au pouvoir. Avec les déclarations de l’ancien boss de la F1, on pourrait écrire des histoires réelles plus vraies que les romances de certains professionnels de la communication. Que pensez-vous de ceci ? C’est Ecclestone qui parle.

"J’ai changé de statut mais en fait, tout reste pareil". Et quand on lui demande s’il souhaite devenir président honoraire de la F1, il répond que ce serait comme lui donner des armes sans munitions. Mais d’ajouter aussi sec : "Il est vrai que j’ai assez d’argent pour m’acheter des cartouches !"

Quand il évoque certains pilotes, Ecclestone garde un ton paternaliste mais chaleureux.

«"’aimerais bien que Sebastian Vettel continue de gagner des courses et pousse Hamilton dans ses derniers retranchements. Mais je ne crois pas que cela se produira cette année. Même si Vettel est plus relax qu’avant et même s’il a digéré la domination des Mercedes, il a cru qu’en arrivant chez Ferrari, il serait immédiatement champion du monde. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Je suis certain qu’il ira chercher un 5e titre chez Ferrari mais pas en 2017. Je suis d’autant plus enthousiaste que Vettel est un ami sincère et véritable. Nous avons souvent joué au Backgammon ensemble et j’ai appris à connaître ce garçon doué et attachant. Pourtant, cette année encore Hamilton battra Vettel. Le talent de Lewis est exceptionnel, il semble cool cette année, appréciant la F1 plus que jamais. Souvent, il a évoqué ses craintes d’être un pilote anglais dans une structure allemande. Il a cru également que Rosberg, Allemand comme la marque à l’étoile, serait privilégié. D’accord, Rosberg est devenu champion du monde l’an dernier mais il serait fou de dire qu’il a été avantagé par l’écurie au détriment d’Hamilton."

Enfin, en attendant les futures bonnes phrases de l’ex-manitou de la F1, on lui a demandé s’il pensait que Bottas était aussi performant que Rosberg. Sa non-réponse en est une, évidemment.

"Je n’en ai pas la moindre idée », commenta-t-il. « Quoi qu’il en soit, après les ennuis que Lewis a connus l’an dernier, son employeur voudra que l’Anglais obtienne sa quatrième couronne."

Si tel est le cas, l’Anglais égalera le nombre de titres déjà accumulés par Sebastian Vettel.