Formule 1 L'Allemand confirme son bon début de saison.

Il a signé la 44e victoire de sa carrière en Formule 1. Il a repris la tête du championnat qu’il a déjà enlevé à quatre reprises mais c’était au sein de l’équipe Red Bull. Chez Ferrari, les parfums du succès sont différents. Depuis 1950, c’est l’écurie mythique de la Formule 1 et, si Vettel a rejoint la formation italienne, c’est aussi pour reprendre le flambeau de son compatriote et idole, Michael Schumacher. Vettel a entamé la saison 2017 sur les chapeaux de roue.

Vainqueur en Australie, deuxième en Chine il y a une semaine, il avait bien l’intention de reprendre le flambeau ce week-end mais les qualifications plaidèrent surtout la cause des pilotes Mercedes, Bottas et Hamilton. Dans cet ordre, ils occupèrent la ligne de pointe au départ. C’était la première pole du Finlandais Bottas, arrivé chez Mercedes durant l’intersaison alors que personne ne l’y attendait. Il est vrai que le nouveau champion du monde Nico Rosberg décida d’arrêter sa carrière, laissant une magnifique place vacante.

Bottas s’y engouffra et il a déjà prouvé en trois Grands Prix qu’il était tout à fait capable de bien mener sa barque. Il prit donc l’envol devant le peloton de chasse mais derrière lui, c’est Vettel qui fut le plus prompt. Il passa Hamilton et, à partir de là, l’Allemand ne fit pas la moindre erreur que ce soit en pilotage ou en stratégie.

C’est lors de son premier arrêt aux stands pour changer les pneus qu’il fixa la barre le plus haut possible. Peu de temps après qu’il eut repris la piste, une « safety car » prit position devant lui et la meute. De quoi assurer rapidement la première place à Vettel pendant que ses adversaires, les uns après les autres, passèrent par les stands mais en perdant du temps par rapport à l’Allemand.

Après, il poursuivit sa course, en effectuant toujours les bons choix. On y ajoutera le travail accompli par Ferrari en quelques mois à peine. La « safety car » apparut après un accrochage musclé entre Stroll (Williams) et Sainz (Toro Rosso). L’Espagnol, franchement, dépassa les bornes. Hamilton, lui, fut directement sanctionné pour une manœuvre certes interdite par le règlement mais de bonne guerre à notre avis.

Sachant que Bottas, son équipier, venait de rentrer aux stands, Hamilton ralentit l’allure en se dirigeant vers la pitlane afin que Ricciardo (Red Bull) perde deux ou trois secondes. Il devait, lui aussi, s’équiper de nouvelles gommes. Hamilton écopa d’une pénalité de 5 secondes, peine qu’il purgea lors de son deuxième arrêt et qui eut une importance extrême.

En fin de course, l’Anglais revint assez près de Vettel. Mais l’Allemand avait un peu de marge et il fut intraitable. Il put manifester sa joie en s’adressant, une fois le drapeau à damier franchi, à son équipe en… italien. Habile, le gaillard ! Il souhaita aux membres de la Scuderia de Joyeuses Pâques ce qu’ils apprécièrent au plus haut point.

Depuis longtemps, Verstappen (Red Bull) avait quitté la scène victime d’ennuis de freins. Sa sortie de route, heureusement, ne fut pas violente.

Ainsi, Vettel s’imposa devant Hamilton, Bottas, Räikkönen, Ricciardo et un fantastique Massa. Vettel fut quand même surpris par sa victoire à ce point bien orchestrée.

« C’est vrai, nous avions une excellente stratégie mais j’ai eu de la chance aussi. Juste après mon premier arrêt que je fis plus tôt que les autres, je me suis retrouvé derrière la « safety car ». Ce n’était pas programmé mais cela eut sûrement une influence positive sur ma prestation. »

Hamilton, lui, s’excusa auprès de son équipe.

« Après avoir bloqué Ricciardo, j’ai été sanctionné et c’était mérité. Je m’excuse auprès de mon équipe. Cela m’a peut-être coûté la victoire. »

Bottas, premier au départ, troisième à l’arrivée, était heureux, enfin presque !

« Partir en pole et terminer troisième, ce n’était évidemment pas mon objectif. Je peux toujours me dire que je suis monté pour la 11e fois sur un podium en F1 et que je gravirai la plus haute marche d’ici peu. Ma voiture ne se comportait pas idéalement. J’ai connu pas mal de soucis avec les pneus mal gonflés. »

Stoffel Vandoorne ne prit même pas le départ, sa McLaren Honda donnant des signes de faiblesse dès le tour de mise en grille. Le moteur, encore lui, fit des siennes et Vandoorne put raccrocher, pour ce dimanche, sa combinaison de pilote au porte-manteau.