Formule 1 Sebastian Vettel et Lewis Hamilton reprendront leur lutte pour le titre mondial à Spa.

Le Grand Prix de Belgique marque traditionnellement un tournant dans le calendrier de la Formule 1. Il s’agit de la première course se disputant au lendemain de la trêve estivale, les pilotes et les équipes se retrouvant après avoir pu recharger leurs batteries durant près d’un mois. Ce rendez-vous à Spa-Francorchamps est l’occasion pour certains de prendre un nouveau départ dans leur saison après une première partie de campagne peu reluisante.

Le paddock du circuit ardennais, qui attend 100.000 spectateurs ce week-end, est généralement un moment clé de la Silly Season où la grille pour la saison suivante se fait et se défait. Les Ardennes belges seront ce week-end le théâtre de la reprise du duel entre Sebastian Vettel et Lewis Hamilton. Les deux hommes sont plus que jamais dos-à-dos dans la lutte pour le titre mondial. Depuis le coup d’envoi de Melbourne, c’est l’Allemand qui détient un avantage mathématique avec 202 points inscrits contre 188 pour le Britannique.

À Spa-Francorchamps, l’objectif pour Vettel et Ferrari sera de conserver ce précieux leadership au championnat après la bérézina de Silverstone où son rival a repris 19 points d’un coup. L’ami Seb est néanmoins conscient qu’il aura fort à faire et devra sortir la grosse attaque sur un circuit qui devrait mieux convenir aux Mercedes W08 qu’à sa Ferrari. "Je dirais même que les Mercedes seront favorites ce week-end," avoue-t-il. "Je dis cela parce que Spa-Francorchamps est un tracé qui présente des caractéristiques similaires à celui de Silverstone. Et rappelons-nous qu’elles étaient justement très fortes là-bas. Mais il n’est pas question de nous laisser faire."

Le 200e GP de Lewis Hamilton

Face à lui, il retrouvera un Lewis Hamilton armé jusqu’aux dents, bien désireux de prendre l’ascendant sur le pilote Ferrari et décrocher la timbale sur un circuit sur lequel il s’est déjà imposé il y a deux ans. Le triple champion du monde, qui revient de vacances dans les Caraïbes, fêtera un anniversaire particulier dans les Ardennes puisqu’il prendra part dimanche sur le coup de 14 heures à son 200e Grand Prix de Formule 1 !

Et il compte bien marquer son territoire dès les qualifications, ce qui lui permettrait d’égaler le record de 68 pole positions actuellement détenu par Michael Schumacher. "Pour cette seconde partie de saison, je veux du sang !", lâche Lewis. "Je suis là pour gagner et être à nouveau champion du monde. Mais je suis également là pour rester en 1 sur le long terme. Cela f ait étrange d’être en Formule 1 depuis 10 ans et 200 courses. J’aurais cru que ma passion et ma rage de vaincre se seraient dissipées au fil des ans, mais elles sont plus vivaces que jamais."

Le match Vettel-Hamilton sera arbitré par leur équipier respectif en la personne de Kimi Raïkkonen et Valtteri Bottas. Deux pilotes finlandais mais de deux générations différentes. Le premier s’est imposé à quatre reprises dans les Ardennes et est toujours motivé pour courir malgré le poids des ans. Le second est quant à lui un des jeunes loups les plus prometteurs. Mais les trouble-fête pourraient bien être les Red Bull, en particulier Max Verstappen qui s’était élancé depuis la deuxième position il y a 12 mois. "Spa est mon circuit favori de la saison," explique le Hollandais. "Vous devez être irréprochable et réaliser un bon tour est très récompensant pour un pilote." Les premiers essais libres ont permis de confirmer les craintes des Ferrari Boys : les Mercedes ont répondu au rendez-vous. S’il a signé le 2e chrono derrière Kimi Raïkkonen lors de la première séance, Lewis Hamilton a signé le meilleur temps dans la deuxième.

"J’ai l’impression que nous avons connu l’un de nos meilleurs vendredis de toute la saison," lâchait-il. "La voiture était compétitive dès sa sortie des stands. Dès le début de la première séance d’essais libres, les réglages étaient bons, ce qui est vraiment encourageant." A contrario, l’anxiété était de mise dans le stand de Sebastian Vettel qui n’a pu faire mieux que les troisième et quatrième temps de la journée. "Les Mercedes semblent aller vite, nous nous y attendions sur ce circuit," a-t-il admis. "Pour ma part, je ne suis pas heureux de ma journée et du comportement de ma voiture." La journée fut également marquée par le crash de Felipe Massa lors des EL1, le pilote Williams tapant violemment le mur de pneus à Malmedy. Les dégâts étant trop importants, le Brésilien se voyait privé d’EL2. "J’ai juste fait une faute en cherchant à comprendre le grip de la piste," a-t-il reconnu. "En touchant le vibreur intérieur, la voiture a été déséquilibrée."