Formule 1 Un quatrième titre, à 32 ans, comme le Baron Rouge.

Avec le quatrième titre mondial décroché ce dimanche, Lewis Hamilton a donc officiellement rejoint Alain Prost et Sebastian Vettel au palmarès des plus grands champions de l’histoire de la F1. Il ne reste plus que feu Juan-Manuel Fangio (cinq couronnes) et le septuple champion Michael Schumacher devant lui.

Mais, selon ses dires, le Britannique n’est pas obsédé par la quête du record absolu. "Mon idole a toujours été Ayrton Senna. Lorsque j’ai débuté ma carrière, je rêvais d’égaler ses trois titres mondiaux. Aujourd’hui, j’ai battu le pilote dont j’étais fan. Je suis donc comblé."

Sous contrat avec Mercedes jusqu’à la fin de la saison 2018, le tatoué se donne encore "cinq à six années en F1". Ce qui pourrait lui permettre aisément d’égaler, voire de battre tous les records de Schumi. Celui du nombre de victoires (91) mais, surtout, ses sept titres mondiaux.

Hamilton a décroché son quatrième titre à 32 ans. Il est deux mois et six jours à peine plus vieux que Michael Schumacher à l’époque où l’Allemand a acquis sa quatrième couronne avec Ferrari. "Honnêtement, je travaille étape par étape. C’est assez dur de gagner un titre à la fois. Qui sait si je vais encore me rapprocher de Michael ? Sept titres, je n’ai personnellement pas le désir de me lancer à la poursuite de ça. Les records sont faits pour être battus. À un moment donné, quelqu’un battra Michael. Est-ce que ce sera moi ? Je ne sais pas…"

Pas question toutefois non plus d’arrêter la F1. "J’aime plus que jamais piloter. J’ai l’impression de le faire mieux que jamais. Je me sens le plus complet que je n’ai jamais été, c’est un sentiment formidable. Je travaille mes faiblesses et je prends toujours beaucoup de plaisir, surtout avec les F1 2017. Je me suis fixé un plan sur cinq ans. Mais, chaque année, j’en ajoute une."

Et puis, pour affoler les statistiques, il faut aussi posséder le meilleur matériel. C’est pour l’instant le cas, mais Mercedes restera-t-elle encore longtemps la meilleure équipe ? Et puis, surtout, restera-t-il fidèle à la marque à l’étoile ? Il y a quatre ans, Sebastian Vettel n’avait, lui, que 26 ans quand il a obtenu son quatrième titre mondial avec Red Bull-Renault.

Et tout le monde le voyait aussi rapidement battre le record de Schumacher… En vrai fan de F1, le premier quadruple champion d’outre-Manche serait-il peut-être plus tenté à l’avenir par le défi Ferrari que par l’idée d’aller chercher encore coûte que coûte encore au moins trois lauriers mondiaux? "Pour le moment, je pense plutôt à les battre. Mais je n’ai jamais caché que j’étais un fan de cette équipe, un fan de Ferrari et de ce qu’ils ont réussi dans l’histoire du sport automobile. Sans compter les superbes voitures qu’ils produisent pour la route. Pour n’importe quel pilote de course, c’est un honneur de courir pour la Scuderia en F1. Mais cela n’a jamais été réellement une option pour moi. S’ils voulaient travailler avec moi, ils m’auraient approché et cela n’a pas été le cas. Si je ne les intéresse pas, ce n’est pas grave. Sebastian vient de resigner jusqu’à 2020 et mon objectif est désormais de leur rendre la vie misérable pendant les trois prochaines années. De toute façon, pour le moment, j’ai du mal à m’imaginer ailleurs que chez Mercedes."

Une écurie avec laquelle il visera, quoi qu’il arrive, un cinquième sacre en 2018.