Formule 1

La procédure de divorce avec les Japonais serait entamée et le deal avec Mercedes signé… Mais qui croire ? Tentative d’état des lieux chez McLaren où, sans faire de bruit, notre travailleur de l’ombre Stoffel Vandoorne marque des points et construit son futur.

Ce n’est pas pour rien que ni Sebastian Vettel ni Lewis Hamilton ne le veulent comme équipier en 2018. Fernando Alonso est un dur à cuire. Très doué, très expérimenté mais aussi très politique. Pilote le plus cher payé du plateau, l’Espagnol a une aura telle que, depuis la mise à l’écart de Ron Dennis qui incarnait la rigueur, c’est lui dit-on qui est devenu en quelque sorte le véritable patron de l’écurie McLaren : « Je peux pourtant vous assurer qu’il n’est pas au bureau le lundi pour payer les factures et s’occuper de l’administration, » sourit à peine Eric Boullier, l’homme qui a tenté de dépoussiérer cette écurie « old british school ». Mais s’est retrouvé confronté à des Japonais bornés et dépassés par une technologie hybride qu’ils ne maîtrisent pas totalement. McLaren et Honda pensaient réécrire l’histoire de leurs succès d’antan, mais au bout de deux ans et demie d’une relation pour le moins houleuse, les nouveaux dirigeants de Woking ont perdu patience. Et le contrat à long terme (jusqu’en 2024 ?) serait aujourd’hui dans les mains des avocats. La question est de savoir : est-il possible de s’en défaire, si oui à quel prix et surtout qui va payer le futur nouveau moteur client ? Car depuis quelques saisons et le départ de Lewis Hamilton, faute de résultats, McLaren a perdu ses gros sponsors et tout crédit.

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