Formule 1 25 ans après son premier succès, le circuit ardennais va fêter le pilote allemand.

Un grand moment d’émotion marquera la journée de dimanche du Grand Prix de Belgique. Mick Schumacher effectuera quelques tours de roue au volant de la Benetton B194-Ford avec laquelle son illustre père Michael a décroché son 1er titre de champion du monde. Le septuple champion du monde a entretenu une relation intime avec Spa-Francorchamps qu’il considérait comme son arrière-cour. À cette occasion, nous allons revenir sur les 10 participations belges les plus marquantes de l’aigle de Kerpen.

1991: Première tonitruante

Le petit monde de la Formule 1 découvre un jeune loup de 22 ans nommé Michael Schumacher lors du Grand Prix de Belgique 1991. Et de quelle façon ! Mercedes-Benz a déboursé 150.000£ pour permettre à son protégé de se glisser dans le cockpit de la Jordan laissée libre par Bertrand Gachot, sous les verrous après une altercation à Londres. Bien aidé par les réglages magiques trouvés par le Français, l’Allemand décroche un impressionnant 8e chrono sur un circuit qu’il découvre. Le déclassement de Riccardo Patrese lui permet de gagner une position sur la grille. Le lendemain, un embrayage grillé le contraindra à renoncer après quelques hectomètres. Mais le jeunot a marqué les esprits et un contrat chez Benetton l’attend dès l’épreuve suivante à Monza.

1992: Première victoire

Quoi de mieux qu’une 1re victoire pour célébrer son 1er anniversaire de présence en F1 ? Schumacher est encore un jeune loup au sein du paddock mais il s’est affirmé comme un pilote redoutable. Au sein de l’écurie Benetton, il taille des croupières à son équipier Martin Brundle. La saison 1992 est archi-dominée par les Williams FW14B à suspensions actives de Nigel Mansell et Riccardo Patrese. Mais à Spa-Francorchamps, les cieux sont avec Schumacher. Si la B192 est derrière les Williams et les McLaren en vitesse pure, Schumi profite d’une stratégie parfaite en passant des pneus pluie aux slicks au bon moment. Il remporte une 1re victoire qui le rend ivre de bonheur. "Le matin de la course, je sentais que je pouvais gagner", rappela-t-il ensuite.

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