Formule 1 Quatorzième devant les Sauber, impossible de faire mieux pour notre compatriote

Le voeu de Fernando Alonso a été exaucé : pris de compassion pour son équipier, très malchanceux depuis le début de saison, l’Espagnol souhaitait que la guigne ne colle plus aux baskets du Belge. Eh bien, le chat noir a changé de voiture puisque cette fois c’est le Matador qui n’a même pas pu prendre le départ du GP de Russie, tandis que Stoffel, lui, a vu l’arrivée à un modeste 14e rang, antépénultième devant les deux Sauber passées au départ.

"Il faut voir le positif", analysait Vandoorne avec un brin d’ironie. "On progresse. Cette fois au moins, j’ai pu démarrer la course. Et je suis même à l’arrivée."

Quatorzième à plus d’un tour, pas de quoi pavoiser. On se croirait revenu au temps de Jérôme D’Ambrosio avec la Marussia. Mais le Belge, bien sûr, n’y peut rien.

"Ce n’est pas idéal, mais c’est le maximum que l’on peut faire aujourd’hui", avouait d’ailleurs notre compatriote. "Quatorzième, c’est notre place actuellement. On a vu avec les malheurs de Fernando que l’on avait toujours de gros soucis de fiabilité et la performance n’est toujours pas là. Notre rythme est ce qu’il est. On est toujours trop lent en ligne droite."

Alors que le vainqueur Valtteri Bottas a été flashé à 331 km/h, la vitesse de pointe maximale de la McLaren-Honda était de 295 km/h. Impossible, dès lors, de faire la course. C’est un peu comme si rouliez avec un vélo face à des scooters. N’ayons pas peur des mots : la situation en devient risible pour un niveau comme la F1.

L’ex-patron d’écurie Eddie Jordan a annoncé à la télévision que McLaren retrouverait un moteur Mercedes dès 2018. Une rumeur instantanément démentie par Eric Boullier, le directeur sportif de McLaren.

En attendant, il faut faire avec ce que l’on a, c’est-à-dire un baudet face à des chevaux de course : "On attend pas mal d’évolutions pour Barcelone, du moins côté châssis où l’on n’est pas trop mal comparé, par exemple, à Red Bull comme j’ai pu voir quand Verstappen m’a pris un tour."

Mais c’est évidemment un véritable moteur de F1 que McLaren attend. Et plus celui d’une tondeuse...