Formule 1 Le Belge ne se sent pas 100 % à l’aise au volant de sa McLaren.

Pour la 4e fois de la saison, Fernando Alonso a accédé à la Q2 ce samedi au contraire de Stoffel Vandoorne. Mais il y a une raison pour laquelle notre compatriote, dix-septième à quasi quatre secondes (!) de la pole mais aussi sept dixièmes de son équipier n’a pu défendre valablement ses chances : "Nous savions en effet depuis vendredi que nous étions condamnés à partir dernier suite à la pénalité de quinze places pour changement de groupe propulseur," expliquait le pilote de la McLaren-Honda N°2. "Dès lors, le samedi nous avons déjà travaillé dans l’optique de la course, en sacrifiant la qualif. Comme beaucoup de monde, nous éprouvons des difficultés à faire chauffer nos gommes ultra-tendres pour l’exercice du tour lancé. Je ne me sentais honnêtement pas 100 % à l’aise."

Vingtième et dernier sur la grille ce dimanche, si cette fois il ne tombe pas en panne avant, Stoffel sait que remonter ne sera pas simple : "Il n’est pas facile de doubler ici, spécialement pour nous. Le tarmac n’use pas les pneus et donc tout le monde devrait pouvoir facilement opter pour une stratégie à un seul arrêt. Il n’y a donc pas de réel coup à jouer. On doit juste espérer qu’il se passe des choses, peut-être une voiture de sécurité, des accidents pour gagner des places." Il ne parle pas de Top 10 ni de points. Il ne faut pas rêver avec une monoplace qui a déjà eu besoin de cinq moteurs pour quatre GP… "On savait que la pénalité allait bientôt venir. Et avec nos soucis de fiabilité actuels, il est clair que cela risque d’arriver encore souvent."

Même Fernando Alonso , pas tendre avec son team, éprouve de la compassion pour son équipier : "Stoffel est un super-pilote, un grand talent," a déclaré le double champion du monde espagnol. "Il ne mérite pas un début de carrière aussi difficile en F1. J’espère qu’il va désormais enfin être épargné par la malchance." Ses nombreux supporters belges aussi…