Formule 1

Ce dimanche, il prendra le départ du 4e Grand Prix de sa carrière à la 17e place sur la grille.

L’an dernier, à Bahreïn, lorsqu’il remplaça Fernando Alonso au pied levé, il signa le douzième chrono et se positionna deux places devant son équipier d’un week-end, Jenson Button. Et le dimanche, bien dans sa tête, discipliné, rapide et constant, il remonta en 10e position, lui assurant son premier point au Championnat du Monde de Formule 1.

Pourra-t-il en faire autant en cette fin de journée ? Stoffel Vandoorne répond : "Nous sommes toujours mieux en course qu’aux essais qualificatifs. Autant dire que remonter quelque peu au classement est un objectif raisonnable. Si la technique suit, nous pouvons, Alonso et moi, nous rapprocher de la zone des points."

Le convoyeur Stoffel Vandoorne attend. En F1, les miracles n’existent pas. Tout est question de temps et, on le sait bien, il ne se rattrape jamais. C’est ennuyeux pour Alonso qui signa un deuxième contrat chez McLaren dans le seul but de scalper un nouveau titre. C’est perturbant pour Vandoorne qui espérait être compétitif d’entrée de jeu et qui doit, notamment, composer avec des problèmes de moteur. Et Alonso, à l’image de son jeune partenaire, n’est pas moins concerné par les soucis techniques. Ainsi, la qualification de l’Espagnol ne fut pas un long fleuve tranquille. "C’est dommage, j’étais dans un bon tour et j’allais améliorer mon chrono de la Q1 d’une demi-seconde. Je pense qu’une 12e place sur la grille n’aurait pas été usurpée. Mais, quand j’ai abordé le dernier virage, le moteur a explosé."

Moralité, même si Alonso passa en Q2, il ne sera que 15e au départ, à peine deux places devant Vandoorne.

Lors des qualifications, notre compatriote utilisa enfin les pneus les plus tendres mais dut s’y adapter. "C’était positif globalement, mais nous avons tout simplement manqué de roulage. Un seul exemple : vendredi, j’ai entamé les essais libres 2 alors qu’i ne restait que 35 minutes sur 90. J’ai donné le maximum durant les quelques tours alloués, mais je n’avais pas les moyens, ni le temps de bien figurer."

La seule solution est de travailler, de soutenir l’équipe et le motoriste afin de sortir de cette mauvaise passe. Cela ne se fera pas en un jour, une semaine ou même un mois mais si l’envie de mieux faire subsiste, McLaren et Honda auront les moyens de vivre encore de très belles expériences comme ce fut le cas autrefois. Les grandes dames ne meurent jamais.