Formule 1 Arrêté en ligne droite, Vandoorne n’a pu faire mieux que 14e devant son public.

Il n’y a donc pas eu de miracle. Condamné à la dernière place sur la grille depuis son changement de moteur jeudi, Stoffel Vandoorne n’a pu terminer que quatorzième devant son public. Il a juste réussi à doubler les deux Sauber au départ.

Pour le reste, le Belge a subi son premier GP. "Je ne suis pas content, ce fut une course très frustrante car même avec le DRS ouvert, même en profitant de l’aspiration, il m’était impossible de dépasser quiconque", regrettait le pilote McLaren-Honda, plus de trois secondes au tour plus lent que le vainqueur Lewis Hamilton. "En début de course, je pouvais suivre le petit train mais tous les pilotes devant moi bénéficiaient du DRS aussi."

Finalement , c’est juste grâce aux abandons ou ennuis de ses rivaux qu’il a pu remonter doucement dans la hiérarchie malgré un nouveau très mauvais premier pitstop. "De toute manière, je savais ce dimanche matin en ouvrant les rideaux et en voyant qu’il n’y aurait pas de pluie que je n’avais quasi aucune chance de marquer des points."

Avec l’abandon de Fernando Alonso, le week-end n’est pas loin d’être catastrophique pour McLaren. "La routine pour nous", sourit notre représentant préférant finalement ne retenir que le positif : "D’abord l’accueil du public. Il y avait beaucoup d’orange dans les tribunes mais j’ai eu l’impression lors de la parade que beaucoup de fans néerlandais me supportaient aussi. C’était très chouette à voir. J’ai tout filmé sur mon smartphone."

Et puis il y a eu cette qualificaton lors de laquelle notre représentant aurait pu faire beaucoup mieux que le quinzième chrono s’il n’avait pas été assuré de devoir partir en queue de peloton : "Ce fut le meilleur moment. Je ne m’étais pourtant pas préparé à 100 % car, vu la situation, on avait travaillé essentiellement dans l’optique de la course. Mais je pense que sans cela, si j’avais passé un deuxième train de pneus, j’aurais été capable de passer en Q3. Mon deuxième tour en Q2 a été deux dixièmes plus rapide que le premier de Fernando. Sincèrement, j’aurais pu le battre ici dans des circonstances normales. Je pense avoir franchi encore un pas dans le match face à mon équipier. Je me sentais plus à l’aise avec l’auto très efficace en châssis dans le deuxième secteur."

Mais la faiblesse du moteur Honda rend les pilotes McLaren totalement impuissants : "Je peux m’imaginer ce que Fernando doit pester à la radio. Je ne suis pas plus heureux que lui."

Fatigué après une semaine très chargée, Stoffel va maintenant se reposer deux jours avant d’attaquer le GP d’Italie. "À Monza, ce sera encore pire", annonce-t-il, fataliste...

En espérant peut-être comme nous que les négociations entre Mclaren et Renault aboutissent.