Football Le sélectionneur ne survivra pas à cette non-qualification pour le Mondial.

La tristesse domine en Italie, après l’échec de la Nazionale à se qualifier pour le Mondial russe. Mais la colère règne également. Cible privilégiée de ce courroux, Gian Piero Ventura, le successeur d’Antonio Conte.

Avec son football peu inspiré et surtout ce traumatisme suédois, les jours de l’ex-coach de Torino sont comptés.

Pour lui succéder, plusieurs noms circulent déjà. On parle d’Antonio Conte, en difficulté à Chelsea, mais qui était parvenu à tirer le meilleur d’une Squadra déjà vieillissante à l’Euro 2016, soit exactement ce que Ventura a été incapable de réaliser durant son mandat. On évoque aussi Maurizio Sarri, qui abat un excellent travail à Naples, mais qu’on voit mal quitter le navire alors que Mertens et consorts sont en passe de détrôner l’invincible Juve. Les noms de Roberto Mancini (Zenit), ou encore Massimiliano Allegri (qui arrive tout doucement en fin de cycle à la Juventus) ont eux aussi filtré.

Mais celui qui revient avec le plus d’insistance est celui de Carlo Ancelotti. Entraîneur à succès, Carletto a réussi partout où il est passé, du Milan AC à Chelsea, en passant par le PSG et le Real. Si son histoire avec le Bayern s’est mal terminée (il a été limogé fin septembre), il reste l’une des pointures européennes et semble posséder les épaules pour redonner sa belle couleur bleue à la tunique italienne, souillée sur la pelouse de Milan.

D’autant plus qu’après avoir tâté de la sélection en tant qu’adjoint du grand Arrigo Sacchi de 92 à 95, l’ancien milieu de terrain pourrait vouloir se frotter au poste suprême. Adoubé par Fabio Capello, plébiscité par le public (il a recueilli 67 % des suffrages dans un sondage organisé par la Gazzetta dello Sport), il est en outre libre de tout contrat, ce qui lui donne un avantage sur ses concurrents principaux.

Seule ombre au tableau, le coach de 58 ans n’a peut-être pas envie de reprendre trop vite le collier, moins de deux mois après avoir été débarqué du Bayern. "Lors des dix prochains mois, je vais me reposer, je ne reprendrai aucune équipe", avait-il déclaré à Sky Italia quelques jours après cette décision.

Or, le temps presse déjà pour l’Italie, qui doit déjà débuter sa recontruction sans ses cadres (voir par ailleurs) en vue de l’Euro 2020. Une compétition où le quadruple champion du monde ne pourra pas se louper. L’appel de la patrie sera-t-il suffisant pour faire changer d’avis Mister Ancelotti ?