Football

Les dix symptômes d'un Sporting qui fait de plus en plus pitié

7e journée: écoutez la présentation de Robert Waseige


Vercauteren : "Le jour où ça ne va plus, je tirerai mes conclusions"

ANDERLECHT A pleurer. On n'a pas d'autre expression pour décrire la deuxième mi-temps d'Anderlecht face au Rapid de Vienne et la forme des Mauves tout court. Le Sporting est malade. Pire même : il est en soins intensifs. Les symptômes sont multiples. On en a énumérés dix.

1. Fragilité mentale

Trois fois, déjà, le Sporting laisse échapper un avantage. Un 0-2 à Dender, un 2-0 contre Zulte et un 1-0 contre Vienne. "Je n'ai pas demandé qu'ils reculent" , insiste Franky Vercauteren. Qu'est-ce qui cloche, alors ?

2. Des passes ratées

Parfois, on a l'impression qu'ils le font exprès. A part Hassan, personne ne parvient encore à donner une passe à cinq mètres, même quand ils ne sont pas mis sous pression. Avez-vous vu comment Pareja a offert le cuir aux Viennois, devant son propre but ? Même Biglia s'est emmêlé les pinceaux.

3. Des contrôles loupés

Un simple contrôle du ballon, du plat du pied, est devenu une tâche impossible pour certains joueurs. Jan Polak, 3,5 millions et valeur sûre du noyau tchèque, tremble quand le ballon vient dans sa zone.

4. Aucune vitesse

Les meilleurs face à Vienne ? Hassan, Serhat, Legear et Deschacht. En effet, les seuls à avoir une accélération dans les jambes. Au niveau européen, il faut de la vitesse. Anderlecht n'en a pas.

5. Pas d'attaquants

C'est triste à dire, mais Anderlecht joue sans attaquants. Mpenza a beau être courageux, il est en méforme totale. Parce qu'il sait que Vercauteren ne croit pas en lui ? Possible. En tout cas, pour gagner, il faut marquer. Quant à Théréau, on n'en parle même plus. N'est-il pas significatif que Wasilewski doive sauver les meubles avec des buts de la tête ?

6. Pas d'effet surprise

Hormis - à nouveau- Hassan, personne n'a un coup de génie dans les pattes qui pourrait surprendre l'adversaire. Goor, Polak, Van Damme, Boussoufa, Mpenza : tout ce qu'ils font est prévisible, et réalisé à un rythme de pensionné.

7. Pas de spectacle

Le jeu d'Anderlecht doit être synonyme de foot champagne. Cette saison, c'est de l'eau que le Sporting sert, et elle n'est même pas gazeuse. Les 60 minutes contre Zulte étaient raisonnables, la 2e mi-temps à Istanbul aussi. Et jeudi, on a vu 15 bonnes minutes. Mais pour le reste...

8. Pas d'ambiance

15 000 spectateurs pour le match le plus important de l'année : il n'y a pas photo. Les 750 Viennois ont d'ailleurs fait plus de bruit que les Belges. Que voulez-vous ? Pour vibrer, il ne faut plus être à Anderlecht.

9. Pas de team-spirit

Le cri d'alarme d'Olivier Deschacht après Zulte en dit long sur ce qui se passe dans le vestiaire. Malgré les sessions de team building du psychologue, les joueurs ne cessent de se faire des reproches, mais évidemment pas dans les journaux.

10. Pas de jeunes talents

Une équipe en crise dispose souvent d'une petite lueur d'espoir, venant de jeunes talents. Or, à Anderlecht, il n'y en a pas. Vadis, l'unique produit de l'école de Neerpede, est toujours 19e homme. Faut-il vraiment aller en Argentine (Leiva, Pareja) ou en Suède (Von Schlebrügge) pour trouver des joueurs d'un tel niveau?


© La Dernière Heure 2007