Football Anderlecht a réalisé un résultat correct en Grèce face à l'AEK Athènes 1-1.

ATHENES Après une première sortie globalement réussie face à Lille, Anderlecht disputait son deuxième match de Ligue des champions à Athènes face au AEK, considérée comme la formation la plus abordable dans ce groupe. Encore faut-il encore s'entendre par le terme abordable quand on dispute la plus prestigieuse compétition européenne. Le président Vanden Stock l'avait d'ailleurs dit en demandant au moins un point mardi soir.

Face à un public pas si bouillant que ça, l'AEK Athènes n'allait pas tarder à montrer ses limites et pourquoi elle occupe une place anecdotique dans le championnat grec. Manque de précision et d'organisation, tout cela profitait au Sporting, avec Hassan sur le banc au profit du duo Frutos-Tchité, qui prenait rapidement la mesure de son opposant. Première occasion pour Frutos mais le grand Argentin était trop lent dans son mouvement. Peu avan,t Tchité avait décoché le premier tir cadré du match.

Les Mauves allaient se faire peur tout seul suite à une "floche" de Pareja mais Kapetanos ne pouvait exploiter ce cadeau bruxellois.

Vu ce début de match, on n'était pas plus étonné que cela de voir Anderlecht prendre l'avantage. A la 26e, Boussoufa, sans opposition, trouvait Frutos dans le rectangle. De l'intérieur du pied droit, l'Argentin prenait à contre-pied le gardien Sorrentino: 0-1. Par contre, Anderlecht allait être surpris deux minutes plus tard sur une occasion qui n'en était pas une mais qui voyait quand même la balle tomber dans le but sur un tir de Julio César 1-1.

Ce but changeait la physionomie de cette première période. L'AEK avait pris confiance en ses moyens et provoquait un peu plus le club bruxellois. Ce dernier se montrait plus fébrile ou plutôt moins confiant dans ses choix. Pourtant, il n'y avait pas de quoi. Cet Anderlecht-là ne devait pas craindre son adversaire du soir. Sur un mauvais dégagement de Deschacht, l'AEK héritait d'une belle occasion mais Kapetanos se montrait à nouveau maladroit. A l'image de la défense mauve d'ailleurs. Elle montrait des signes évidents de faiblesse, mais est-ce une surprise, devant les offensives athéniennes pourtant pas géniales. Anderlecht se créait quand même la dernière occasion de la première mi-temps sur une bonne action de Vanden Borre et une brillante sortie du gardien de l'AEK. Au vestiaire, Vercauteren devra trouver les mots pour que ses joueurs reprennent les commandes d'un match qui leur avait échappé.

Même constante en ce début de seconde période. L'AEK était plus entreprenant et agressif sur le terrain face à un Anderlecht qui ne trouvait plus son aisance de début de rencontre. Julio César était même tout prêt de donner l'avantage aux siens mais son dernier contrôle permettait à Zitka de capter le ballon. Ce qui n'empêchait pas Anderlecht de courir après la balle et les Grecs. La vivacité des Athéniens, soutenus enfin dignement par leurs supporters, faisait la différence dans un match haché que les Grecs avaient bien en mains. On attendait alors un changement tactique de Franky Vercauteren car il restait quand même plus de 25 minutes à jouer...

A la 68e, sur une bon centre, le premier, de Leiva, Tchité et Frutos passaient à deux centimètres du ballon et d'un avantage au marquoir pas vraiment mérité. A la 74e, Van Damme faisait étalage le ménage devant Zitka sur une action dangereuse amené par la droite. La pression du dernier quart d'heure s'annonçait terrible pour des Bruxellois incapables de garder le ballon.

Vercauteren se décidait à lancer dans l'arène le jeune Legear à la place de Boussoufa, encore trop timide pour ce genre de rencontre. La partie se débridait peu à peu sous le coup de la fatigue qui rendait la balle plus lourde et les distances plus grandes. Ce n'était pas Anderlecht qui allait s'en plaindre, lui qui cherchait à en terminer au plus vite.

C'est donc avec un soulagement certain pour les Mauves que l'arbitre Larsen mettait fin à la rencontre. Une rencontre qui aura montré deux visages anderlechtois: 25 premières minutes de qualité et plus d'une heure de football pas brillant. Vu comme ça, repartir de Grèce avec un point en plus au classement est une bonne affaire.



AEK: Sorrentino, Moras, Cirillo,Kiriakidis, Lagos, Udeze, Georgeas, Kapetanos (46e Liberopoulos), Hetemaj (70e Delibazic), Tozser, Julio Cesar (55e Lakis)
Anderlecht: Zitka, Vanden Borre, Deschacht, Van Damme, Pareja, Leiva, Goor, Boussoufa (79e Legear), Biglia, Frutos, Tchité.
Les buts: 25e Frutos (0-1); 27e Julio César (1-1)