Football L’Italien aurait adoré diriger le Diable. Sauf qu’il n’est jamais parvenu à le recruter…

Joueur, Antonio Conte a plus marqué les esprits pour sa combativité que pour ses envolées techniques. L’entraîneur qu’il est devenu aurait sans doute pris un malin plaisir à diriger le milieu qu’il était. Et lui qui, à son arrivée sur le banc de la Juventus, avait résumé sa feuille de route en une phrase, "Il faudra bouffer le gazon", aime compter sur des guerriers dans l’entrejeu. Ce qui explique son penchant pour Radja Nainggolan.

À deux reprises, les chemins des deux hommes auraient pu se croiser. À Turin d’abord, à Londres ensuite. Mais jamais le mariage n’a été consommé.

"Je pense que ce n’est pas le moment de parler des joueurs de l’autre équipe", a commencé par répondre Conte, ce mardi, en conférence de presse, lorsque le sujet a été abordé. Avant de se montrer plus précis : "Dans le passé, nous avons essayé de l’acheter. Mais, désormais, Nainggolan est un joueur de l’AS Rome et j’ai le plus grand respect pour lui, pour la Roma et pour mes joueurs. C’est vraiment un très bon joueur, pour moi l’un des meilleurs au milieu mais c’est aussi un adversaire."

Fin de l’histoire d’amour contrariée, marquée par ces flirts répétés avec Conte, qui intrigue même ses coéquipiers en sélections. "L’autre jour, avant le match contre l’Atletico Madrid, Yannick Carrasco m’a demandé pourquoi je suis resté, a expliqué Nainggolan à Il Romanista. Je lui ai répondu : ‘Parce que j’ai tout ici.’ Le club veut s’améliorer, je veux gagner. C’est un club avec une énorme tradition, nous sommes la capitale, on ne peut pas ne rien gagner pendant aussi longtemps. Et je suis certain que cela arrivera très bientôt."

N’en déplaise à Antonio Conte.