Football Le tirage au sort de l'Euro s'est déroulé il y a quelques minutes à peine et DH.be vous présente déjà les trois adversaires des Diables rouges. Voici donc un focus sur la République d'Irlande, dont le 12e homme avait impressionné toute l'Europe en 2012. Quant aux onze qui seront sur le terrain, leur solidarité à toutes épreuves pourrait gêner la bande à Wilmots. Présentation.

Souvenez-vous de l'Euro 2012. L'Irlande se retrouve aux prises avec la Croatie et l'Espagne, contre qui elle perd ses deux premiers matches, avant de jouer l'Italie qui, elle, dispute sa qualification tandis que les Britanniques sont éliminés. Malgré ce troisième match sans intérêt sportif, le public irlandais a fait le déplacement. Et la fête est maximale dans les tribunes, alors que sur le terrain la bande à Robbie Keane fait tout ce qu'elle peut pour faire honneur à son douzième homme. Finalement, Balotelli fera 2-0 dans les arrêts de jeu et enlèvera à ses adversaires tout espoir de ne pas rentrer avec un zéro pointé au pays. Qu'à cela ne tienne, les Irlandais quittent la compétition avec le respect de toute l'Europe car aucun match n'a été facile pour ses adversaires.

Avant cela, ils avaient déjà été éliminés en phase de poules de l'Euro 1988 mais avaient atteint les quarts de finale du Mondial 1990, l'un des trois qu'ils ont disputés. Vous l'aurez compris, cette équipe n'a peut-être pas le palmarès, mais elle a du coeur. Un coeur qui lui a permis de vaincre l'Allemagne il y a quelques mois. Rappelons d'ailleurs que la dernière équipe à avoir battu les Diables rouges est le pays de Galles: une autre nation d'outre-Manche.


L'équipe-type

Dans les buts, la succession de Shay Given fut presque un tournant dans l'histoire du foot irlandais. Il faut dire que le gaillard, qui évolue toujours à Stoke City, a laissé un gros vide en prenant sa retraite internationale après plus de 130 sélections, en 2012. Nostalgique et toujours affamé à 39 ans (il en aura 40 à l'Euro), le grand Shay a fini par accepter à nouveau ses sélections, sortant de sa retraite au désespoir de Darren Randolph, le portier n°2 de West Ham, qui avait trouvé un bon filon pour se procurer du temps de jeu. C'est uniquement à la faveur d'une blessure au genou de son aîné que Randolph a pu disputer les barrages face à la Bosnie-Herzégovine. Given devrait donc jouer contre la Belgique l'un de ses derniers matches en équipe nationale.

Dans le 4-2-3-1 classique du coach Martin O'Neill, on retrouve inévitablement une défense à "l'anglaise". Le back gauche Robbie Brady évolue à Norwich City, Andi Keogh joue pour sa part au... Ratchaburi FC (Thailande) après avoir fait les beaux jours de Blackpool et Millwall notamment. Le défenseur central expatrié de 29 ans évolue ainsi aux côtés du très expérimenté John O'Shea, passé par Manchester United (et jadis prêté à l'Antwerp), qui évolue aujourd'hui à Sunderland. Avec plus de cent sélections, il est le capitaine de cette équipe d'Irlande... du moins quand il n'est pas suspendu, comme ce fut le cas pour les barrages. A droite, on retrouve Seamus Coleman. Un véritable phénomène dont on parlera plus longuement ci-dessous. Du haut de ses 27 ans et avec son expérience de la Premier League, il complète une arrière-garde "au métier" dans laquelle Ciaran Clark (l'un des piliers de la défense d'Aston Villa) peut dépanner au besoin.

De l'expérience et du physique, il n'y en a pas qu'en défense. C'est d'ailleurs le leitmotiv de l'équipe au trèfle. James McCarthy et Glen Whelan sont également des réguliers de Premier League puisqu'ils évoluent respectivement à Everton et Stoke City. Ils ont un rôle clé dans cette équipe puisque leur association au poste de n°6 garantit la solidité de l'Irlande. Pas vraiment rapides mais très endurants, ils sont les poumons de l'entrejeu et si vous cherchez l'architecte des deux - car oui, l'Irlande a parfois le ballon - surveillez plutôt McCarthy dont Lukaku et Mirallas auront vite fait de vanter les qualités techniques aux autres Diables rouges.

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Devant ces deux là, ils sont trois à avoir l'étiquette de joueurs créatifs. A 33 ans, Wes Hoolahan truste pour la septième année consécutive le poste de n°10 de Norwich City. Plutôt donneur d'assists que buteur, il n'est pas le plus prolifique des meneurs de jeu mais peut-être bien l'un des plus fiables au niveau de son abattage. D'un an son cadet, Jon Walters évolue pour sa part à Stoke City. Qu'il soit sur le flanc droit, en n°10 ou même en pointe, le garçon présente lui aussi un volume de jeu à toute épreuve... sans être le plus technique, comme la plupart de ses équipiers. Enfin, Jeff Hendrick, du haut de ses 23 ans, fait figure de jeune pousse de l'équipe. Il fait actuellement les beaux jours de Derby County (Championship) et présente un joli potentiel.

Sur le front de l'attaque, on retrouve Shane Long. A 28 ans, l'attaquant de Southampton offre un profil assez complet à son sélectionneur Martin O'Neill. Sa détente et son jeu de tête n'enlèvent rien à sa vitesse et sa capacité de prendre la profondeur. Mais Daryl Murphy (Ipswich Town) et un certain Robbie Keane (aujourd'hui aux Los Angeles Galaxy) sont également sollicités à ce poste. Si ses meilleures années sont derrière lui, il serait étonnant de ne pas voir l'ex-joueur de Tottenham et Liverpool accompagner son équipe en France.


La star : Seamus Coleman (Everton - né le 11/10/1988)

On aurait pu prendre Robbie Keane. Mais son statut de papy de l'équipe irlandaise fait de lui plus un mentor qu'un véritable pion indispensable. Une sorte de Timmy Simons à la Guiness qui nous pousse à opter pour Seamus Coleman. C'est un peu l'histoire de ce défenseur sans brillance, mais toujours présent, au point de susciter l'intérêt de Manchester United lors du mercato d'été ! Si Matteo Darmian - autre futur adversaire des Diables - a eu la préséance, Coleman a pris encore un peu plus d'importance au sein du XI de Roberto Martinez, qui n'a toujours pas enterré ses rêves de grandeur européenne.

C'est peut-être sur les prés du sud de la France que Coleman atteindra cette félicité, lui que Romelu Lukaku, Kevin Mirallas et Marouane Fellaini connaissent si bien pour l'avoir cotoyé à Everton, un club où il évolue depuis 2009. A l'époque, les Toffees l'achètent pour 83.000 euros. Six ans plus tard, sa valeur s'est multipliée de façon exponentielle. Normal pour un latéral droit qui se permet le luxe de planter jusqu'à 7 buts sur une saison et d'enchaîner les passes dé' à un rythme étonnant vu sa position.

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Non, les Green Boys ne sont pas aussi bling-bling et sexys que les Diables, mais ceux-ci possèdent malgré tout la pétillance de Coleman, un joueur de 27 ans qui se verrait bien transpercer notre flanc gauche sur la pelouse bordelaise lors d'une après-midi qui pourrait être torride. Jan Vertonghen et Eden Hazard sont prévenus !


Notre pronostic: la troisième place !

Comme expliqué dans la présentation de la Suède, il serait trop simple de placer cette équipe d'Irlande en dernière position du groupe. On les favorise donc aux Vikings pour la 3e place qui sera peut-être qualificative. Difficile toutefois de savoir si les trois points pris par l'Irlande (voire quatre en cas de nul contre l'Italie ou la Belgique, un scénario qui n'est pas à exclure) suffiront pour rejoindre les huitièmes de finale parmi les 4 meilleurs troisièmes. Difficile aussi de savoir à qui ils seront opposés dans ce cas, puisque le tableau est très incertain concernant les troisièmes de groupe. Mais les voir rentrer au pays après avoir fait vibrer leurs supporters dans un huitième de final de gala contre la France serait tellement beau qu'on a envie d'y croire ! Du moins, ce serait beau s'ils étaient éliminés à la régulière par nos voisins et non pas par un coup bas à la Thierry Henry, comme lors des barrages du Mondial 2010.

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L'infographie

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