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Au terme de la réunion tenue avec la direction du FC Malines, le président Johan Timmermans a nié que le club ait jamais pris part au trucage de matches. 

"Nous prenons nos distances par rapport à quelqu'initiative que ce soit prise par des individus au sein du club", a-t-il dit à la presse. "Nous devons maintenant attendre la suite de l'enquête. Nous allons, en tant que club, nous constituer partie au dossier afin d'y avoir accès". M. Timmermans souligne que s'il s'est passé quelque chose, ce ne peut être qu'à l'initiative de l'une ou l'autre personne. "En tant que club, nous n'avons rien à voir avec ça".

Il est néanmoins impossible de nier que trois administrateurs ont été entendus par la justice. "Mais il faut encore prouver quelle a été précisément leur participation. Ce n'est pas parce que le parquet a des soupçons, que la chambre du conseil confirme via un mandat d'arrêt qu'une condamnation suit. C'est l'enquête qui doit démontrer cela et nous allons y collaborer".

Les supporters devaient, eux, recevoir des éclaircissements aux alentours de 19h00 au stade, a encore fait savoir la direction.

Le coach néerlandais Dennis van Wijk, en place au FC Malines au moment des matches suspectés d'avoir été achetés, est étonné des soupçons du parquet fédéral à l'encontre de quatre membres du conseil d'administration du club, soupçonnés d'avoir tenté d'influencer deux matches de championnat. "Je suis tombé de ma chaise en entendant la conférence de presse du parquet fédéral", a encore dit Dennis van Wijk. L'entraîneur a aussi dit qu'il n'avait aucun souvenir du match en question (FC Malines/Waasland-Beveren, ndlr). "L'arbitre (Bram Van Driessche, ndlr) a fait un bon match. Nous avons bien joué, le gardien adverse, Davy Roef, a fait quelques arrêts importants". L'agent de joueurs Veljkovic, figure-clé dans cette enquête, ne lui rappelle rien. "Je n'ai jamais vu cet homme au FC Malines. Mais les bureaux administratifs se trouvent loin des vestiaires, évidemment".