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Réservé, le coach argentin semblait nerveux à la veille d'une finale historique pour le club asque de Bilbao

BILBAO Comment vivez-vous la préparation de ce match ?

"Quand on aborde un match dont le résultat est irréversible, et à la fin d'une compétition, il y a beaucoup de sensations qui se répètent, le désir, l'ambition, l'anxiété... Les sensations s'amplifient. Mais l'important, c'est que face à l'adversaire, on ait du répondant, c'est la meilleure garantie pour espérer une issue favorable. Les matches de Liga sont des maillons d'une série de matches qui offrent toujours des options pour apporter des modifications. Une finale, c'est unique et irréversible, c'est ça qui fait la différence la plus significative. Le résultat sera gravé dans le marbre, ce qui fait que cela aura une valeur ajoutée spéciale."

Devez-vous calmer ou motiver vos joueurs ?

"J'ai observé que ce groupe savait s'adapter à la préparation d'un match en le considérant comme important. J'ai noté une dose équilibrée d'anxiété et de calme. Quand une équipe est trop calme ou trop excitée, ce n'est pas bon. Quand c'est équilibré, on considère que l'état d'esprit est le bon, mais ça ne se vérifie que dans le match."

Auriez-vous pensé qu'un club doté de cette philosophie de ne faire jouer que des locaux (ou joueurs d'origine basque) puisse atteindre deux finales, Europa League et Coupe d'Espagne ?

"C'est difficile d'imaginer le plus haut et le plus bas, on peut seulement évaluer dans quel secteur de la compétition on peut amener une équipe. J'étais conscient qu'en championnat il fallait faire au moins aussi bien que la saison passée (6e), on ne l'a pas fait (l'Athletic est 10e à une journée de la fin). Pour les finales, on ne pouvait pas l'imaginer puisqu'un parcours n'est pas prévisible. Dans la Coupe du Roi, on a eu des matches plus faciles que prévu. En Europa League, on a connu des obstacles qu'on a su surmonter. Dans une institution comme l'Athletic, ce qui se passe est toujours lié au passé, parce que c'est une organisation qui s'auto-alimente. C'est une génération jeune avec une majorité de joueurs formés au club. Ils représentent l'avenir. Ceux qui ont développé cela pendant la dernière décennie ont très bien travaillé. A nous d'utiliser ce qu'ils ont fait."

© La Dernière Heure 2012