Football Neymar, Coutinho et les autres peuvent compter sur un Thiago Silva ressuscité.

Et si l’atout principal de la Seleçao n’était pas sa force de feu offensive mais plutôt sa redoutable défense ? Depuis le début du Mondial, l’arrière-garde brésilienne n’a encaissé qu’un seul but, face à la Suisse (1-1) lors du premier match (une tête de Zuber sur coup de coin). De quoi posséder l’étiquette de meilleure défense du tournoi, au même titre que l’Uruguay, la Croatie et le Danemark.

Si le Brésil est aussi solide derrière, c’est en partie grâce à un Thiago Silva retrouvé. Symbole de la fragilité mentale de la Seleçao en 2014, le défenseur du PSG a désormais repris du poil de la bête. "Je me suis beaucoup préparé pour ce moment après tout ce que j’ai enduré à la suite du Mondial au Brésil" , commente-t-il. "Il n’y a que moi qui sache ce que j’ai vécu. Mais personne n’a besoin de me plaindre. Ce que j’ai enduré, je l’ai mérité."

Sa performance contre la Serbie (2-0) témoigne de son retour en grâce : des interventions de grande classe, notamment devant Mitrovic, une justesse dans les relances, de la solidité dans les duels aériens défensifs… et offensifs. C’est lui qui mettait fin à tout suspense en reprenant victorieusement un corner de Neymar (68e).

De quoi définitivement retrouver son surnom de monstre et reprendre la totale confiance de Tite, qui avait préféré titulariser Marquinhos durant une bonne partie de la campagne de qualifications. "Si on enlève tous ceux qui ont été critiqués lors de la dernière Coupe du Monde, on n’aurait plus d’équipe nationale" , défend Tite. "Il faut des joueurs avec de l’expérience et de la maturité pour être capitaine, et Thiago fait partie de ces joueurs-là."

Mais le sélectionneur auriverde a tout de même décidé de procéder à une tournante du brassard de capitaine. C’est par exemple Miranda qui le portait face à la Serbie et Marcelo contre la Suisse. De quoi enlever une grosse dose de pression des épaules de Thiago Silva qui, à bientôt 34 ans, rêve d’une consécration internationale.

Pour cela, le Parisien peut aussi compter sur des partenaires défensifs au sommet de leur art. À commencer par Miranda, son compère axial, et Casemiro, la sentinelle du milieu de terrain. Ensemble, ils forment un véritable trident infranchissable qui parvient parfaitement à couvrir les sorties offensives des backs Danilo et Marcelo.

Depuis l’arrivée de Tite à la barre, la Canarinha ne s’est inclinée qu’une fois en 24 sorties et n’a encaissé que 6 buts. Le Brésil reste aussi sur une série de 14 matches sans défaite. Les attaquants mexicains sont prévenus.