Football

Un nouveau stade

à l'horizon de 2012

BRUGES Le projet, ambitieux mais pas pharaonique, d'érection d'un tout nouveau stade vient encore d'être nourri par un constat : "Le Club Bruges est 36e au classement Uefa mais il n'émarge pas au Top 250 européen au niveau des budgets. Lors de notre dernière campagne en Coupe Uefa, nous représentions - de loin ! - le plus petit budget de notre poule. Or, sans moyen financier, il n'est pas possible de survivre sur le plan sportif", a martelé Michel D'Hooghe, hier après midi, à l'hôtel de ville de la Venise du Nord , en dévoilant les grandes lignes du nouveau complexe que le Club Bruges se propose de faire ériger à court ou à moyen terme.

"Un nouveau stade ne constitue pas un objectif en soi. Mais il cadre avec l'ambition, légitime, du Club qui entend progresser encore au niveau international. On ne peut réaliser cette ambition si on ne dispose pas d'infrastructures adéquates."

Un tour d'horizon des pays environnants l'atteste. Si l'Allemagne a profité du Mondial 2006 pour rénover ses installations - l'assistance moyenne à ses matches a progressé de 10.000 unités en cinq ans - d'autres nations, comparables à la nôtre, ont également consenti de gros efforts dans ce domaine. Le Portugal a érigé huit nouveaux stades pour l'Euro 2004, l'Autriche et la Suisse en bâtissent six nouveaux, ultramodernes, pour accueillir l'Euro 2008. Plus près de nous encore, les Pays-Bas ont rénové leurs infrastructures à Heerenveen, à Kerkrade - que Bruges a pris pour modèle -, à Groningue et à La Haye. Dans tous ces stades, les assistances ont augmenté sensiblement.

Ces initiatives n'ont pu être menées à bien qu'avec le soutien des pouvoirs publics. Ce n'est - toujours - pas le cas en Belgique. "Il convient donc de trouver d'autres moyens et de faire preuve d'inventivité, souligne Michel D'Hooghe. Ce fut le cas à Genk, à Gand, à Mons et ce le sera bientôt à Anderlecht et à Anvers."

Il n'en ira pas autrement à Bruges. "Je préfère investir dans le renforcement de l'équipe plutôt que dans des briques ", a rappelé le président du Club. "Le nouveau stade ne pourra donc se construire que grâce à l'apport de fonds commerciaux."

L'étude de faisabilité vient d'être clôturée. "U Place sera le gestionnaire du projet. Le chemin sera long jusqu'à l'achèvement des travaux. Cela ne m'effraie pas : j'ai consacré dix années de ma vie sportive à l'organisation de l'Euro 2000. Je suis convaincu qu'il s'agit d'une opportunité unique pour le Club Bruges. Ne pas la saisir dénoterait de notre part un manque de courage et d'ambition", a conclu le président brugeois.



© La Dernière Heure 2007