Football

Trois superbes goals pour passer de très bonnes fêtes

MOLENBEEK Une douche réparatrice, un bon repas dans les seats en compagnie de leurs épouses ou compagnes avant une nuit qui s'annonçait très longue pour certains: les visages des joueurs du Brussels rayonnaient logiquement de bonheur samedi soir.

Quoi de plus logique: ils venaient de terminer la première partie du championnat comme ils l'avaient commencée: par un succès net dans les chiffres contre Beveren.À la ramasse depuis quelques semaines - logique, il a vraiment beaucoup travaillé depuis le début de la saison -, Richard Culek a mis un point d'honneur à finir l'année en beauté. Avant de prendre la longue route vers la Tchéquie (douze heures de voiture!), il profita de derniers moments agréables avec ses équipiers: «Je vous le promets, je serai prudent sur la route! Ces trois dernières unités vont effacer toute la fatigue accumulée depuis la fin juin. J'étais fâché sur moi-même au moment de rentrer au vestiaire après 45 minutes. Je ne donnais pas tout ce qu'il me restait dans le corps alors qu'il me revenait de le faire pour cette dernière sortie. Par la suite, je me suis mis en mouvement, à l'image de toute l'équipe, et nous avons été meilleurs et, surtout, plus efficaces! Avec en prime un magnifique quatrième but cette saison qui nous a conféré le double des points qu'il y a douze mois. Un résultat qui est l'apanage du coach qui nous a démontré qu'on ne gagnait pas à onze mais en groupe. Tous les joueurs et le staff se sentent concernés. On a maintenant quinze jours pour savourer. Le foot, je vais le mettre entre parenthèses et travailler à ma condition en faisant du ski de fond mais aussi la fête en famille.»

Le capitaine était très normalement très fier de ses troupes.

«On a fini comme on a commencé; on ne pouvait écrire meilleur scénario; c'est exceptionnel, pointa Alan Haydock. Nous sommes nous-mêmes surpris par notre premier tour qui résulte du fruit d'un labeur collectif. Pourtant, ce soir, tout aurait pu tourner au vinaigre parce que nous n'avons pas respecté les consignes du coach avant la pause. Par la suite, on a redressé le tir, on s'est montré plus patient et on a marqué trois superbes buts aux meilleurs moments. Bonnes fêtes!»

Auteur de prestations de très haut niveau depuis de longues semaines, Patrick Nys confirma les propos de son équipier: «On a trop laissé jouer les Beverenois au début parce qu'on n'a pas suivi les directives tactiques. On pressait trop haut. La leçon répétée au repos, on a changé le cours des choses; c'est plus facile quand on est dans une spirale positive. Huit matches sans défaite: personne ne s'y attendait.»

© Les Sports 2005