Football Mo Salah n’a pas explosé sur les pelouses russes, malgré le soutien du sulfureux Kadyrov.

Après sa saison tonitruante avec les Reds, Mo Salah avait un beau coup à jouer. Dans un groupe à la portée de son Égypte. Il pouvait tirer son épingle du jeu et certains avançaient d’ailleurs qu’en fin d’année civile le Ballon d’Or aurait pu lui être promis. Mais une épaule déboîtée plus tard, tout est parti en cacahuètes et, depuis, Salah s’est distingué d’une autre façon.

Comme camp de base, l’Égypte a choisi Grozny. Cela peut paraître bizarre mais il faut savoir que Grozny est la capitale de la Tchétchénie et que cette partie de la Russie est une région qui se veut musulmane. Ramzan Kadyrov, le président de la Tchétchénie depuis 2007, qui est aussi le président du club dont Jonathan Legear a porté les couleurs entre 2011 et 2013, œuvre dans l’ombre afin que la capitale de son pays devienne la vitrine de l’Islam.

De nombreuses mosquées ont été construites dans cette ville saccagée et détruite par plusieurs guerres et certains affirment même que c’est plutôt une frange radicale de l’islam qui est prônée à cet endroit du pays.

Quel rapport avec Mohammed Salah me direz-vous ? D’abord, comme toute son équipe, il a été chaleureusement accueilli par Kadyrov lui-même à son arrivée à Grozny.

Et son image a été utilisée dans une vidéo de propagande diffusée sur les télévisions locales. Enfin, histoire de mettre une belle cerise sur un gâteau que personne n’avait commandé, Salah vient de recevoir la citoyenneté d’honneur tchétchène des mains même du chef d’État controversé mondialement. L’Égyptien a reçu les documents nécessaires ainsi qu’un insigne lors d’une réception organisée ce vendredi et dont les images ont été diffusées via les réseaux sociaux du chef de l’État.

Éliminé de la Coupe du Monde, et à quelques heures de disputer une rencontre qui pourrait sauver son Mondial et celui de son pays, on pourrait se demander si Salah est encore bien concerné par ce qu’il peut se passer sur le terrain. Il devra maintenant faire le boulot contre l’Arabie saoudite. De héros à zéro, il n’y a qu’un pas.