Football En difficulté au Bayern, le défenseur est incontournable avec l’Allemagne qui entame son tournoi ce lundi contre l’Australie.

Joshua Kimmich ne fait décidément rien comme les autres. Alors que l’intégralité des titulaires habituels de la Mannschaft a été dispensée de Coupe des Confédérations par Joachim Löw, le latéral droit fait du repérage en Russie en vue de l’été prochain. Ce qui a le don de l’amuser.

"Pour moi, la situation est différente", a-t-il nuancé cette semaine en conférence de presse. "Je ne suis en sélection que depuis un an, j’ai joué directement un grand tournoi et je suis reconnaissant de pouvoir jouer à chaque fois. Je veux accumuler le maximum d’expérience et je me réjouis de porter le maillot de la sélection. Ne pas jouer ici n’a pas fait débat. Au contraire."

Ce paradoxe est en fait le fruit d’un autre paradoxe : celui de sa situation en club. En sélection, Kimmich, décrit par le manager de la Mannschaft Olivier Bierhoff comme "quelqu’un d’incroyablement positif avec cette envie d’apprendre et cette curiosité rafraîchissante", est incontournable aux yeux de Joachim Löw.

Après avoir mis deux ans à trouver un successeur à Philipp Lahm en multipliant les expériences, le technicien s’appuie systématiquement sur le natif de Rottweil en Fôret Noire qui n’a manqué aucune minute lors des 14 dernières rencontres des champions du monde.

Ce qui tranche avec sa situation compliquée en club où le remplacement de Pep Guardiola par Carlo Ancelotti a eu pour conséquence une érosion de son statut. Ou comment la révélation de la saison précédente s’est retrouvée à ne pas pouvoir confirmer.

Son utilisation a été si parcimonieuse (40 apparitions mais seulement 20 titularisations) qu’elle a fait naître la rumeur d’un départ mais qu’elle a surtout été vertement reprochée à l’Italien par ses employeurs.

Mais depuis, les deux hommes se sont expliqués. Et Kimmich, qui avait percé dans l’entrejeu, va retrouver au Bayern le même poste qu’en sélection.

"Pour moi, il n’y a pas de quoi être satisfait de cette saison, du coup, il est normal d’avoir une discussion (avec l’entraîneur)", a expliqué le joueur dans SportBild. "Que le club me voit comme un latéral droit est une chance énorme. Je veux m’en servir pour accumuler de la confiance et jouer".

Pour jouir du même statut avec la Mannschaft et le Bayern et s’imposer, même s’il a une nouvelle fois réfuté la comparaison avec Philipp Lahm ("laissez-moi tracer ma route") comme l’héritier du tout frais retraité.