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L’investisseur du White Star sort de l’ombre en exclusivité pour la DH

WOLUWE-SAINT-LAMBERT Dimanche, l’optimisme du président quant au futur de son club tranchait singulièrement avec les mines déconfites des joueurs découragés par les incertitudes financières. Cela ne les a pas empêchés de plaider leur cause en prenant la mesure de Visé et de retrouver la quatrième place du classement général. Un comportement que Bernard Dereine, l’investisseur, pour ne pas dire le sauveur du White Star, a apprécié, comme il nous l’a dit lors d’une rencontre exclusive qui a eu lieu hier à Bruxelles.

M. Dereine, vous sortez de l’ombre pour la première fois depuis les accords signés le 26 janvier dernier. Pourquoi maintenant ?

“Tout simplement parce que beaucoup de choses négatives et erronées ont été dites. Nous voulons aussi rassurer les joueurs, bien que je me sois déjà présenté à eux il y a peu. Je répète qu’il n’est pas question de laisser tomber le club du White Star dans la mesure où nous avons pris des engagements fermes avec M. Farin. L’argent promis sera là pour la fin de ce mois. Ce n’est pas une promesse en l’air !”

Pourquoi y a-t-il eu autant d’atermoiements, car vu de l’extérieur, vous pouvez comprendre que ces retards font perdre toute crédibilité ?

“D’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas la personne physique de Bernard Dereine qui s’implique dans le White Star, mais un holding dont la maison mère se trouve au Luxembourg. Au départ, c’est vrai, c’est moi qui ai remarqué le White Star et ses ennuis financiers. J’ai convaincu notre société et son conseil d’administration de se pencher à son chevet. Malheureusement, le refus de M. Maingain et les articles de presse négatifs ont freiné l’enthousiasme du groupe. Cependant, je crois au projet et je l’ai convaincu de poursuivre l’aventure. Si, au départ, une ligne de crédit avait été ouverte, elle a été bloquée. Aujourd’hui, nous devons en rouvrir une nouvelle. Cela prend du temps.”

En quoi un White Star sans infrastructures et sans public adéquats à la D1 est-il attractif pour un holding comme le vôtre ?

“Nous sommes sensibles à son école des jeunes et à son site pour le projet que nous avons en tête, ainsi qu’à sa position dans Bruxelles, ville attractive de par son caractère européen. Soyons clairs : le temps des mécènes est révolu. Nous sommes des investisseurs. Aujourd’hui, tout le monde espère des retours sur investissements. Notre but est de créer une école d’élite sportive et une clinique de médecine préventive dans lesquelles vient s’imbriquer le White Star et, dans un premier temps, venait s’atteler le projet de Jacques Borlée. Le refus de M. Maingain nous oblige donc à trouver une autre implantation. Un groupe de travail a été constitué en ce sens. Nous parlons d’un investissement de 60 M d’euros sur 3 ans, 30 pour l’équipe et 30 pour les infrastructures.”


© La Dernière Heure 2013