Diables Rouges Avant d’exploser en Angleterre, Christian Benteke s’est fait les dents sur les terrains belges.

"Il travaillait son corps"

Arrivé à Genk juste avant ses seize ans, Christian Benteke intègre rapidement l’équipe première limbourgeoise. Le 16 février 2008, Hugo Broos décide de le lancer dans le grand bain lors d’un derby face à Saint-Trond. Titularisé à trois reprises durant cette campagne, il ne parvient pas à trouver le chemin des filets, mais délivre, tout de même, deux passes décisives.

À même pas dix-huit ans, la performance est considérable. "Il travaillait beaucoup son corps, en passant de longs moments dans la salle de fitness. Il a gagné en puissance", se souvient Pierre Denier, le fidèle adjoint du Racing.

La campagne suivante est bien plus difficile pour lui. Il ne figure jamais dans le noyau de Ronny Van Geneugden, pas vraiment charmé par ses qualités, et doit attendre la treizième journée de championnat pour monter… à une minute du terme d’un déplacement à La Gantoise. "Lui voulait jouer un maximum de matches, ce que je peux comprendre, mais je pense que s’il avait fait preuve de davantage de patience, il aurait bien fini percer chez nous. Pourtant, je n’imaginais pas encore qu’il allait accomplir la carrière qui est la sienne actuellement", poursuit-il. "À l’époque, c’était déjà quelqu’un de très calme, pas spécialement bavard, mais qui était toujours attentif aux conseils qu’on pouvait lui donner. J’avais déjà été marqué par son grand professionnalisme."

L’idylle naissante vire rapidement à la déception amoureuse, avec moins de cent minutes de jeu jusqu’à la trêve hivernale, ce qui pousse l’attaquant à chercher son bonheur ailleurs.

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