2e opération pour Lepoint

Yves Taildeman Publié le - Mis à jour le

Diables Rouges

Si Sébastien Bruzzese avait bu, il risque de recevoir son C4 à Gand

GAND Christophe Lepoint, victime d’un grave accident de la route lundi midi, n’a pas encore quitté l’hôpital UZ de Gand, où il est soigné au 4e étage, au service traumatologie. Hier, il a été opéré une deuxième fois au tibia fracturé, suite à une légère complication. La pression sur sa jambe s’est accrue et la douleur devenait insupportable. Il s’agissait d’une petite intervention, mais elle était nécessaire. Si tout va bien, Lepoint devrait quitter l’hôpital la semaine prochaine.

Entre-temps, les questions se multiplient. Que faisaient Lepoint et Bruzzese – qui était au volant de la Mercedes de son coéquipier – à 11 h 30 sur l’autoroute à Wetteren, en direction de Gand ? Pourquoi est-ce que Lepoint dormait sur le siège passager ? Pourquoi est-ce que Bruzzese n’a pas repéré le camion qui roulait devant lui ? Roulait-il à une vitesse tellement élevée ? En tout cas, le choc était énorme : les pompiers de Wetteren ont dû libérer Lepoint de sa position.

Mais la question clé est la suivante : avaient-ils trop bu ? Personne n’a voulu confirmer si Bruzzese était sous l’influence d’alcool. Les pires rumeurs ont été lancées, mais le gardien de réserve était à l’entraînement avec sa propre voiture. N’aurait-il pas perdu son permis de conduire s’il avait provoqué un accident grave en état d’ébriété ? En tout cas, s’il a bu – ce qui est probable –, il a de grandes chances d’être limogé par Gand. Une suite qui a l’air inéluctable.

Lepoint, par contre, ne recevra pas son C4. Il est bien trop important pour le club. Mettre le Bruxellois à la porte signifierait une perte d’un million d’euros. À Gand, les dirigeants restent vagues et prudents dans leurs commentaires même si rentrer de discothèque à une heure aussi indue doit faire tiquer n’importe quel dirigeant de club.

Ivan De Witte reste prudent : “Il y a trois aspects. La catastrophe humaine, la perte sportive d’un joueur important, et l’éventuel aspect disciplinaire, que nous devons examiner. S’il y a un aspect disciplinaire, nous n’allons évidemment pas laisser cette affaire comme ça.”



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