Diables Rouges Il n’y a qu’en équipe nationale où il marque plus en sortant du banc qu’en débutant.

"La défense du Panama résiste aux attaques incessantes des Diables Rouges et forme un bloc soudé devant son gardien. Il reste trente minutes à jouer et Roberto Martinez va faire monter un nouveau joueur offensif : Michy Batshuayi."

Voici les commentaires que les supporters pourraient entendre, ce lundi, lors de la première rencontre de la Belgique lors de cette Coupe du Monde. Depuis ses débuts internationaux, il y a déjà trois ans et demi, Michy Batshuayi semble devoir se considérer comme un joker de luxe avec douze montées au jeu sur ses seize apparitions.

Ce statut, il l’avait déjà à Chelsea, et même lors de ses débuts à Marseille. Chaque fois, avec beaucoup de succès car son profil, tout en folie et mobilité, est idéal pour faire craquer une défense. "Pourtant, je suis le même joueur, que je sois titulaire ou remplaçant. Quand je suis sur la pelouse, j’ai simplement envie de marquer car c’est ce qu’on attend d’un attaquant. Je n’ai donc pas peur de m’enfermer dans un rôle de joker… et je pense que personne ne songe à cela. Et puis j’ai montré à Dortmund que je pouvais trouver l’ouverture en étant titulaire", dit-il.

Il aurait même pu étendre cette réflexion à ses passages à Marseille et Chelsea. Sur la Canebière, il a inscrit vingt-quatre buts comme titulaire, contre neuf lorsqu’il était réserviste tandis qu’à Londres, il a planté cinq roses supplémentaires en étant dans le onze de base (douze contre sept buts).

Finalement, il n’y a qu’en équipe nationale qu’il est plus efficace en sortant du banc, avec cinq buts en tant que remplaçant et deux comme titulaire. "Oui, je pense pouvoir être titulaire durant ce tournoi… mais c’est aussi le cas des vingt-trois autres joueurs. Sinon, ils ne seraient pas ici. Le coach prend ses décisions mais moi, je ne me plains pas de mon sort. J’attends simplement qu’on fasse appel à moi", explique-t-il. "Moi, si j’étais l’entraîneur belge, je me mettrais même capitaine (il rigole) . Plus sérieusement, ne pas recevoir de temps de jeu serait un petit regret car nous sommes des footballeurs et nous préférons être sur le terrain. Mais si je reste sur le banc et nous sommes champions du monde, je n’aurai aucun regret."

Des regrets, il ne veut surtout pas en avoir pour avoir manqué une occasion décisive en fin de rencontre. Durant la préparation, il a démontré ne pas avoir perdu son flair dans les quinze derniers mètres. "Oui, j’ai envie de marquer et pour cela, j’étudie souvent la défense que je vais affronter. C’est une préparation qui me va bien. D’ailleurs, j’ai déjà parlé à quelques équipiers suisses qui ont affronté le Panama durant la préparation (6-0). Ils m’ont dit que cela allait peut-être être facile. J’ai écouté ce qu’ils m’ont dit mais un match de préparation et un match de Mondial, ce n’est pas la même chose."