Diables Rouges Dedryck Boyata revient sur plusieurs thèmes qui ont rythmé sa carrière.

Le Diable Rouge le moins connu de la liste des 23 ? C’est sans aucun doute Dedryck Boyata.

Le joueur du Celtic Glasgow ne fait pas figure de surprise mais de grande inconnue pour les non-initiés. Il preste pourtant depuis plusieurs années sur les îles britanniques, faisant son trou sans faire de bruit.

SA PLACE DANS LES 23 : "JE CRAIGNAIS POUR MA SÉLECTION"

À chaque rassemblement, c’était le même couplet : Dedryck Boyata est sélectionné mais ne fait partie que d’une liste élargie. Il est désormais dans les 23 Diables qui iront en Russie. De quoi faire taire les critiques.

"J’apprécie vraiment le fait d’être dans les 23. Mon but de base était d’abord de figurer parmi les 28. Je craignais de ne pas y être. Je n’ai pas le statut pour affirmer que je dois être dans les 28 même si je suis dans le groupe depuis deux ans."

Sa présence le marque d’autant plus qu’il avait loupé l’Euro à cause d’une blessure de dernière seconde. "C’est la plus grosse déception de ma carrière. Ma sélection m’a permis d’oublier cette désillusion."


SES AMBITIONS AU MONDIAL : "ÊTRE CHAMPION DU MONDE EN JOUANT"

À partir de quel moment le Mondial sera-t-il réussi pour Dedryck Boyata ? "La première étape était d’être dans le groupe. La deuxième, c’est jouer et apporter au groupe. Et puis… gagner la Coupe du Monde. (sourire)."

S’il affirme signer pour une Coupe du Monde gagnée par la Belgique sans qu’il obtienne la moindre minute de jeu, il avoue "en vouloir plus."

SON DÉFICIT D’IMAGE : "JE SUIS UN BELGE ANGLOPHONE"

Inconnu du grand public, le Bruxellois commence doucement à se faire un nom. "Je ne recherche pas la reconnaissance. Je suis plutôt quelqu’un de renfermé."

Il explique très simplement d’où vient ce manque de popularité. "Ma position est un peu difficile. Je n’ai jamais joué en Belgique. Cela fait plus de 10 ans que je suis en Angleterre ou en Écosse. Je suis à 100 % Belge mais je suis plus anglophone que francophone. J’ai désormais la possibilité de jouer pour l’équipe nationale et de montrer à ceux qui ne me connaissent pas ce que je sais faire."


SA CARRIÈRE : "SI J’AI L’OPPORTUNITÉ DE JOUER EN BELGIQUE, J’Y PENSERAI"

Dedryck Boyata ne nourrit aucun regret quant à son départ précoce vers Manchester City. "Ce n’est pas un souci pour moi de n’avoir jamais foulé les pelouses belges. Si à l’avenir, j’ai l’opportunité de jouer ici, j’y penserai." Il a encore quelques années devant lui à haut niveau avant de penser à un retour en Pro League.

S’il est heureux d’avoir été formé chez les Citizens, il se dit toutefois qu’il y a un peu trop traîné. "Je suis juste resté trop longtemps à City. J’étais le seul jeune de l’équipe première et j’avais fait mon trou. J’avais peu de temps de jeu mais je me fiais à ce que les coaches me disaient. J’aurais dû partir plus vite."