Diables Rouges

Stijn Stijnen veut une mentalité de guerrier : "On n'est pas si mal classé : 4e, comme le Portugal"

BRUXELLES L'homme le plus sollicité des 22, samedi, pourrait être Stijn Stijnen, qui a déjà frappé fort avec une déclaration osée, après le 4-1 contre le Brussels. "Après deux minutes, on doit s'en être pris d'une telle façon à Ronaldo qu'il doive quitter le terrain sur une civière."

Avez-vous vraiment dit cela, Stijn ?

"Je n'ai pas visé spécifiquement Ronaldo. Et je ne demande pas à mes coéquipiers qu'ils lui cassent la jambe. Mais j'ai voulu dire qu'on devait jouer avec beaucoup de caractère, qu'on ne devait pas se faire bousculer. Tant pis si cela doit se passer en n'épargnant pas leurs tibias."

C'est un langage belliqueux...

"Le caractère est le grand atout de la Belgique. On doit en faire un match solide et mettre le pied. Ce groupe mérite qu'on réalise un bon résultat. Les commentaires de l'extérieur ont été trop négatifs."

Vous n'avez que sept points sur quinze...

"Et pourtant, je refuse de penser qu'on est déjà éliminé. Si on gagne à Lisbonne, la Belgique sera en euphorie pour le match retour à Bruxelles. On n'est pas si mal classé que cela. N'oubliez pas qu'on est 4e, à égalité de points avec le Portugal. C'est le moment idéal de tourner la page et de repartir du bon pied."

Vous avez peur de Cristiano Ronaldo, peut-être le meilleur joueur au monde ?

"Si j'avais peur, je ne devrais pas monter sur le terrain. Soyons contents de pouvoir jouer contre des joueurs pareils ! Ne croyez pas que j'ai analysé ses buts comme un obsédé, ces dernières semaines. Théo Custers, notre coach des gardiens, a suffisamment d'informations. Il me les passera."

L'ambiance pourrait être chaude...

"J'adore jouer dans un stade bouillant. Cela peut être l'enfer pendant le match, du moment qu'on se retrouve au paradis après. (Rires)"

Avec Stijnen comme héros ?

"Je veux bien faire trois boulettes, à condition qu'on gagne 4-5."

Voulez-vous le maillot de Ronaldo après le match ?

"Avant le match, je ne me dis pas : Il me faut le maillot de celui-ci ou celui-là. Ce sont des stars, mais il ne faut pas trop les idolâtrer. Van Buyten partage tous les jours le vestiaire avec Oliver Kahn... Non, mon propre maillot et trois points : cela suffit largement pour moi ! (Rires)"



© La Dernière Heure 2007