Diables Rouges

Thibaut Courtois possède deux titres européens à 20 ans. Aucun autre gardien belge n’a réussi pareille prouesse...

Deux trophées européens à son actif alors qu’il vient à peine d’entrer dans les twenties , qui dit mieux ? À Monaco, Thibaut Courtois a presté avec la même maestria qu’à Bucarest tout en appréciant de loin le récital de son pote Falcao. Retour sur cette nouvelle soirée mémorable et projection dans le futur.

Le sien bien évidemment. Il y aura bientôt un an (le 24 septembre 2011), Courtois avait été convié à une sacrée cueillette au Camp Nou (défaite 5-0). Depuis, ses filets ont bien moins souvent tremblé...

Thibaut, ce succès face à Chelsea, il fut aussi facile si pas plus à obtenir que contre Bilbao, non ?

“Pour remporter cette Supercoupe, nous avons pour ainsi dire joué la rencontre parfaite, tactiquement parlant. La stratégie élaborée par notre entraîneur s’est d’emblée révélée payante et comme Falcao continue d’empiler les buts comme il respire, prendre le dessus sur les Anglais s’est révélé plus aisé que prévu. J’irai même jusqu’à affirmer que nous aurions pu mener 5 ou 6-0 à la pause. En seconde période, il n’y avait plus qu’à contrôler tranquillement les opérations, ce que nous avons bien fait. Au-delà de notre victoire, j’ai bien aimé la ferveur avec laquelle nos supporters ont célébré l’événement.”

Comment jugez-vous votre prestation monégasque ?

“Je rejoins en cela l’opinion de Monsieur Lollichon. Je n’ai pas eu un match compliqué, je n’en disconviens pas. Il a apprécié la manière avec laquelle j’ai négocié les deux ou trois ballons qui ont constitué l’essentiel de ma soirée. Il me répète constamment que je dois imposer mon autorité dans le périmètre qui est le mien et que je dois me montrer physiquement fort en toutes circonstances. Je suis en tout cas très heureux de ne pas avoir commis d’erreur flagrante, sans quoi j’aurais inévitablement prêté le flanc à la critique.”

Vous avouerez avec nous que votre progression prend une allure carrément exponentielle…

“J’accepte votre avis, mais je sais que mon bagage doit encore s’étoffer. Si quelqu’un m’avait prédit il y a quatre ou cinq ans que je gagnerais la Supercoupe à 20 ans, je lui aurais volontiers flanqué une gifle. (sic) J’en profite pour remercier encore une fois mes entraîneurs Franky Vercauteren et Guy Martens sans qui je ne serais pas là aujourd’hui.”

Vous êtes incontestable à l’Atletico, vous espérez l’être aussi chez les Diables ?

“Sans forfanterie aucune, j’aimerais être le numéro un en équipe nationale, mais la concurrence est redoutable. La Belgique possède trois bons gardiens et je comprends que le choix de l’entraîneur ne soit pas simple. Pour ma part, je vais continuer à travailler en attendant le jour où on fera appel à moi en Angleterre. Pour l’instant, je suis très content d’être à l’Atletico et ma famille se plaît très bien à Madrid. Moi aussi, d’ailleurs.”

Quelles seront les ambitions de votre club cette saison ?

“Figurer dans le Top 4, voire le Top 3. Nous devons avoir confiance en nos moyens. Ne venons-nous pas de battre le vainqueur de la Ligue des Champions ?”



© La Dernière Heure 2012