De Bruyne: "La naissance de mon fils sera le plus beau jour de ma vie"

Van Der Pluym Romain Publié le - Mis à jour le

Diables Rouges Kevin De Bruyne sera bientôt papa. Il se confie à la veille d’une année 2016 qu’il souhaite encore plus belle que 2015.

Kevin De Bruyne en 2015, c’est 22 buts et 27 assists . Des statistiques monstrueuses qui résument une année qui l’était tout autant.

Mais plus que ses stats , ses titres personnels (meilleur joueur de Bundesliga et meilleur donneur d’ assists ) ou collectif (gagnant de la Coupe d’Allemagne), Kevin De Bruyne espère une année 2016 riche en émotions au niveau personnel.

Kevin, le point culminant de 2015 est-il le moment où vous avez appris que vous alliez devenir papa ?

"Bien entendu. La naissance de mon fils sera le plus beau jour de ma vie. C’est incomparable avec le football. Même si cela a influencé mon transfert. Vu la naissance du petit, je ne voulais pas déménager l’an prochain."

Sans cet heureux événement à venir seriez-vous encore à Wolfsburg ?

"Peut-être. Ce n’était pas le seul facteur, mais ça a joué. Ça n’aurait pas été simple de bouger l’été prochain."

Wolfsburg était au courant ?

"Même s’ils auraient voulu que je reste, ils ont compris la situation. Michele n’aurait pas été contente de tout préparer à Wolfsburg pour deux mois avant de bouger."

Vous avez accompagné votre compagne à l’échographie. Comment était-ce ?

"J’étais assez calme. Pour moi, tout finit par s’arranger. Michele est plus soucieuse que moi, mais tous les signaux sont positifs."

Vous êtes content que ce soit un garçon ?

"Cela m’importe peu. Je pensais que ce serait une fille, mais le reste de mon entourage pensait que ce serait un garçon."

Vous savez déjà quel genre de papa vous serez ?

"Le meilleur possible, même si je ne sais pas précisément ce que c’est. Il grandira dans plus de luxe que moi, mais je veux qu’il ait une vie normale. Et qu’il ne pense pas que toutes ces technologies sont le plus important. J’ai grandi sans iPad et sans smartphone. Je veux que mon fils aille jouer dehors, comme on le faisait avec les copains. On s’appelait et on partait jouer. Je compte lui apprendre à en faire de même. J’irai jouer avec lui dans le jardin."

Il est assez grand pour jouer au foot ?

"Il n’est pas gigantesque, mais c’est suffisant pour s’amuser. Nous allons aussi construire une maison dans le Limbourg. Les plans sont prêts et le chantier débute en mars."

Allez-vous y revenir de temps à autre ou est-ce pour l’après-carrière ?

"Je n’en sais rien. Il se pourrait que je n’habite jamais en Belgique. Si je le fais, ce sera dans ma région. C’est important pour moi. J’ai choisi le Limbourg car toute ma famille et mes amis y habitent. Ce n’est pas un problème pour moi de faire une heure de route jusqu’à Gand pour voir mes parents. En comparaison de l’Allemagne, la Belgique est si petite."

Vous y avez prévu une chambre d’amis ?

"Au moment où j’y habiterai, il y aura peut-être d’autres enfants et donc plus de place."

Il y a donc déjà l’idée pour les numéros 2 et 3 ?

"Pas encore, mais ça viendra."

Avec tout ce que vous faites, avez-vous encore des moments de détente ?

"Depuis notre déménagement en Angleterre, ça n’arrête pas. Il y a peu de moments calmes. J’ai toutefois pu m’amuser en vacances. Il a ensuite fallu tout préparer pour la maison, chercher un hôpital pour la naissance (NdlR : il précise avoir réalisé toutes les démarches et rendez-vous avec sa compagne). Tous des détails qui sont désormais réglés. On commence doucement à profiter."

Beaucoup de joueurs ont des nounous pour s’occuper de leurs enfants…

"Nous ne le ferons pas. Pas au début en tout cas. Peut-être plus tard, quand nous en aurons deux. Nous avons la chance de pouvoir compter sur les amis et la famille. C’est important que quelqu’un épaule Michele quand je ne suis pas là. La période est chargée pour elle. Elle poursuit logiquement ses études, mais on verra comment ça se mettra avec le bébé."

Vous êtes prêt à faire des nuits blanches ?

"Nous allons instaurer un système, mais cela bougera selon les jours. Je dors peu mais très profondément."

Et vous faites encore à manger ?

"Michele a plus de temps et s’en occupe plus que moi. On fait presque tout nous-mêmes et on ne commande jamais rien."


"Un groupe normal aux allures de star"

À Manchester City,  KDB  a imposé sa loi. Indispensable aux  Sky Blues , il nous confie les secrets de sa réussite.

À Chelsea, vous habitiez dans le même immeuble que Juan Mata. Qui est désormais votre voisin ?

"Je pense que Raheem Sterling n’habite pas si loin. On est tous dans le même coin. Romelu Lukaku habite aussi ici. C’est avec Raheem que je suis le plus souvent, mais je sais parler de tout et avec tout le monde."

Vous travaillez encore votre allemand ?

"Parfois avec Martin Demichelis dont l’allemand est meilleur que l’anglais. Je commence aussi à comprendre un peu l’espagnol même si je n’ai pas encore pris de cours. J’ai eu peu de moments de repos alors quand j’en ai, j’en profite vraiment. Les cours viendront."

Lors de votre présentation aux médias, vous sembliez craintif…

"J’ai l’impression qu’on parlait plus de mon salaire et de mon transfert en Belgique. En Angleterre, beaucoup de joueurs gagnent bien leur vie. C’est un big business ."

Quelle est la chose qui vous a le plus surpris à City ?

"Le fait que tout ait été si rapidement positif. Cela prend toujours un peu de temps de s’acclimater à un nouvel environnement. Je suis rentré après vingt minutes lors de mon premier match et j’ai dû énormément jouer depuis à cause des blessures. Ça a tout accéléré. Il faut avouer qu’il est agréable de jouer dans une équipe si offensive. Cela m’offre plus d’espace. À Wolfsburg, si j’allais moins bien, l’équipe suivait. Ce n’est plus le cas à Manchester."

Certains joueurs sont-ils différents de l’image que vous en aviez ?

"Malgré les allures de star, le groupe est assez normal. Tu as des vedettes dans chaque équipe, mais je nous trouve soudés. Il n’y a pas de petits groupes même si des affinités linguistiques existent. On traîne ensemble de manière assez régulière. J’ai du mal à comparer ce groupe à celui de Chelsea. Sommes-nous plus soudés ? Peut-être."

La pression doit être différente quand on arrive pour 9 ou 74 millions…

"C’est une énorme différence. J’aurais plus joué à Chelsea si j’avais coûté plus. C’est la logique du business."

Vous affrontez désormais Jurgen Klopp (NdlR : le coach de Liverpool qui a voulu le transférer à Dortmund), n’est-ce pas étrange ?

"Je l’ai aussi joué en  Bundesliga  et il n’y a pas de souci. On s’entend même bien. C’est un bon coach pour Liverpool et je suis content pour lui."

Vous avez pourtant connu la défaite contre ses  Reds  !

"C’était un mauvais match de notre part. En  Premier League,  tout le monde peut battre tout le monde."

Quelle importance donnez-vous au titre en  Premier League  ?

"C’est l’un des buts principaux de l’année à venir. La plupart de mes équipiers ont déjà connu ça avec  City  mais pas moi. La Ligue des Champions, c’est autre chose. Tout peut arriver. Le titre, c’est de la régularité."