Diables Rouges Leander Dendoncker est conscient que Roberto Martinez lui a fait une faveur.

Le teint est un peu palot. Leander Dendoncker sort d’une grosse séance d’entraînement sur le terrain principal de Tubize. Sprints à haute intensité et duels sur petits espaces ont rincé les quelques Diables présents sur la pelouse. Malgré un gros temps de jeu à Anderlecht cette saison, Dendoncker n’a pas reçu quelques jours de congé en ce début de semaine comme d’autres Diables. Il a tout de même accordé une vingtaine de minutes à la presse avec un sujet inévitable : la forme de celui qui reste sur un dernier mois catastrophique entre auto-buts et cartes rouges dans une saison déjà assez compliquée.

Comment jugez-vous votre niveau actuel ?

"Je ne suis pas au mieux de ma forme, je ne peux pas le nier. C’est une période difficile."

Comment l’expliquez-vous ?

"Le mercato en été puis en hiver a joué. Je suis à chaque fois passé à côté d’un transfert et ce n’était pas simple à gérer. Surtout en été où j’ai pensé à un départ pendant deux mois pour finalement devoir rester. Cet hiver, j’ai pu plus rapidement me reconcentrer sur le football. Il y a aussi ma position en défense centrale, une place qui n’est pas vraiment la mienne. Mais bon, j’ai déjà évolué à plusieurs reprises à ce poste et ça ne peut pas être une excuse."

Vous estimez toujours être un milieu de terrain ?

"Oui, je suis un médian qui peut dépanner en défense."

Qu’est-ce qui vous manque quand vous jouez derrière ? Courir, attaquer, pouvoir faire une erreur sans qu’elle se paie cash directement ?

"Les trois (sourire) . Je ne vais pas mentir : les sensations au milieu me manquent vraiment. Mais je ne veux pas faire la fine bouche, si on a besoin de moi derrière, j’accepte de dépanner."

Beaucoup de spécialistes, dont votre entraîneur Hein Vanhaezebrouck, estiment que c’est en défense que vous pourrez faire la plus belle carrière.

"Je sais que beaucoup de gens pensent ainsi. Ça ne me dérange pas. Cela signifie que j’ai aussi montré de bonnes choses en jouant en défense. Mais j’ai aussi prouvé que j’avais des faiblesses, surtout ces dernières semaines… Défenseur, ce n’est pas un poste naturel pour moi, ce n’est pas simple de faire le clic dans ma tête et de me considérer comme un arrière."

Vous avez craint de ne pas être repris par Roberto Martinez ?

"J’aurais été déçu de ne pas être dans la liste mais j’aurais compris qu’il me laisse à la maison. Cette convocation est un signal positif et ça me fait du bien."

À quel poste Martinez vous voit-il ?

"J’ai déjà joué en défense et au milieu avec lui. Je suis quelqu’un de polyvalent à ses yeux. Et cette polyvalence pourrait être un atout pour moi en vue de la Coupe du Monde."

Cette semaine chez les Diables est un examen pour vous ?

"Non, je ne vois pas ça ainsi. Pour être dans les 23 cet été, il faudra prester en club. Je fais donc tout pour retrouver mon meilleur niveau. Anderlecht a quelque chose à faire en playoffs. Notre but est de gagner les deux premiers matches avant de recevoir les Brugeois. Si on parvient à les battre, tout sera à nouveau possible pour le titre."