Diables Rouges Le sélectionneur de l'équipe de France s'est longuement confié à nos confrères du Parisien.

Dans un long entretien qui fait office de bilan post-Mondial, Didier Deschamps est revenu en détail sur le parcours des Bleus, de la phase de poule jusqu'à la victoire finale.

Méthode, ambiance, héritage, avenir, le coach français n'élude aucune question, notamment en ce qui concerne le jeu supposément "moche" proposé par ses joueurs : "Il y a toujours ces questions après une compétition. Celui qui est champion est meilleur que les autres, tout simplement. Le haut niveau, c’est être plus fort que tous les adversaires que l’on affronte. Quand on bat un adversaire, ce n’est pas parce qu’il est mauvais. Et quand cet adversaire nous bat, il ne faut pas lui enlever son mérite. Oui, on aurait pu faire mieux. On n’a pas toujours tout maîtrisé… "

Selon le technicien, cette équipe pourrait être encore plus forte lors du prochain rendez-vous international : l'Euro 2020. "Mais je dis depuis le départ que j’ai fait un choix de la jeunesse. Sur les quatorze qui ont découvert la compétition, il est évident qu’ils seront plus forts dans deux ou quatre ans."

Evidemment, impossible d'analyser ce pan de la compétition sans faire référence à la Belgique, laquelle s'est montrée fort virulente après la défaite en demi-finale. A ce sujet, Deschamps s'est montré à la foi fair-play et intraitable : "On a rencontré une très belle équipe de Belgique qui nous a fait souffrir. Apparemment, ils n’ont pas regardé la finale de la Coupe du monde. Tant pis pour eux. Cette Coupe du monde était à part. Je l’ai constaté dès le début. Elle n’a pas donné raison aux équipes qui avaient une grande possession du ballon. Pour reprendre un terme de Guy Stéphan (son adjoint, ndlr), je dirais que notre équipe a été chirurgicale. C’est la vérité. Nous avons fait mal."

Pourtant, une critique l'a encore davantage blessé : celle de son ancien coéquipier chez les Bleus Christophe Dugarry. Aujourd'hui consultant à la radio, Duga avait eu des mots très durs envers le capitaine de l'équipe victorieuse en 1998, fustigeant notamment son absence de projet de jeu. Bien mal lui en a pris, Deschamps ne semble pas décidé à recoller les morceaux : "Si on devait se voir avec Duga, ça ne serait même pas bonjour, bonsoir. Chacun sa route, chacun son chemin. C’est clair."

Clair comme une future troisième étoile ?