Diables Rouges Eden Hazard et les autres titulaires ont eu 9 jours de repos entre la Tunisie et le Japon. Les Diables risquent d’être en mode diesel à Rostov mais espèrent en récolter les fruits plus tard.

C’est un luxe étonnant dans un grand tournoi disputé sur un mois et qui nécessite sept rencontres pour aller au bout : les titulaires belges viennent d’avoir neuf jours sans match. Entre la victoire contre la Tunisie le samedi 23 juin et le huitième de finale face au Japon ce lundi 2 juillet, nos cadres ont pu souffler.

Une bonne chose ? Eden Hazard est mitigé sur la question. "Beaucoup de titulaires jouent en Premier League (NdlR : cinq des neuf joueurs mis au repos par Martinez pour le match contre l’Angleterre), un championnat très difficile. Cela peut donc faire du bien de souffler un peu. Personnellement, j’ai toujours aimé jouer. Quand j’arrête, je suis un peu moins bon au match d’après. J’espère que ça ne sera pas le cas contre le Japon. On s’est bien entraînés mais ça ne remplace jamais un match."

En 1998, Aimé Jacquet avait mis la majorité de ses titulaires au repos pour le dernier match de poule, histoire d’aborder le huitième de finale avec des cadres à 100 %. Résultat : un match très compliqué contre le modeste Paraguay, dans lequel les Bleus n’avaient jamais trouvé le bon rythme, sauvés en prolongations par un unique but de Laurent Blanc. Bien après le titre de champion du Monde, les titulaires français avaient reconnu que cette mise au repos avait rendu les choses plus difficiles ce jour-là.

Eden Hazard n’avait que 7 ans en 1998 mais il connaît l’histoire. Roberto Martinez aussi. Le sélectionneur est conscient des inconvénients de son choix. "Avec neuf jours de repos, les joueurs risquent d’être un peu rouillés en entamant le match. Mais ils seront aussi plus frais à la fin du match", explique-t-il, précisant que les Japonais ont aussi permis à six titulaires de se reposer pour le troisième match de poule.

Le plan dans la tête de Martinez, c’est de se qualifier face au Japon malgré ce souci de rythme, puis d’arriver encore frais en quarts de finale, avec des titulaires capables d’enchaîner trois rencontres en neuf jours, le 6 juillet face au Brésil ou au Mexique, le 10 juillet en demi-finale et le 15 juillet en finale à Moscou.

Un plan qui tient la route. Les Français avaient fait preuve de fraîcheur en 1998 pour émerger aux tirs au but face à l’Italie en quart, puis pour redresser une situation compliquée contre la Croatie en demi-finale. Et vous connaissez la suite…


"Messi et Ronaldo partis ? C’est à moi de briller"

Eden Hazard, comme tous les amateurs de football du monde, a assisté aux départs quasi simultanés de Lionel Messi puis de Cristiano Ronaldo, les lauréats de… dix derniers Ballons d’Or.

Sauf qu’Eden Hazard n’est pas le commun des mortels une fois les crampons chaussés. "Est-ce que je vais devenir l’une des vedettes du tournoi maintenant que Messi et Ronaldo sont partis ? J’espère (sourire) . C’est à moi de briller maintenant. Mais je ne suis pas le seul bon joueur à rester dans ce tournoi."