Diables Rouges Le Diable Rouge s’est de nouveau montré décisif contre Arsenal.

"Il est bon, mais pas assez décisif." On a souvent sorti la même rengaine à propos d’Eden Hazard. Surtout au moment de le comparer au duo Lionel Messi-Cristiano Ronaldo. Et à raison. En termes de stats, sa meilleure saison en Angleterre reste sa… première à Chelsea, exercice où il avait distribué 24 passes décisives et inscrit 13 buts. Côté jeu, c’est deux ans plus tard que le Brainois a le plus épaté la galerie, mais en ne se montrant décisif qu’à 32 reprises (19 goals, 13 assists). On est évidemment très loin des chiffres démentiels de Leo et CR7.

Mais quelque chose semble avoir changé chez Eden. Plus responsabilisé, notamment en équipe nationale, plus mature, le joueur de 27 ans est entré dans ses meilleures années avec la ferme intention de résorber son retard sur les meilleurs joueurs de la planète. Et cela se ressent dans son efficacité.

Décidé à ne pas cramer son meilleur atout offensif, Maurizio Sarri gère le cas Hazard avec beaucoup de précaution, ne le faisant monter qu’à 15 minutes de la fin contre Huddersfield et à l’heure de jeu lors du derby à Arsenal. Quarante-cinq minutes qui ont suffi à l’avant de délivrer deux passes . La première avec sang-froid, la deuxième avec talent, puissance et malice, en déposant Alexandre Lacazette sur le flanc avant de servir Marcos Alonso dans un trou de souris. Joli !


Au-delà du rendement purement chiffré, c’est aussi l’attitude du joueur qui plaît. En mouvement constant, tourné vers l’avant, plein de punch, Hazard a beaucoup créé, percuté et provoqué pendant ces trente minutes de haut niveau, face à un Arsenal maladroit, mais en progrès. Trois occasions créées, deux tentatives au but, deux coups francs obtenus, jeu en un temps, le Brainois en veut et cela se voit !


Il aurait même pu claquer un second assist si Olivier Giroud s’était montré plus heureux en toute fin de match. Mais le constat est là, Eden est de retour ! Ça tombe bien, il est le joueur parfait pour mettre en place le fameux Sarri-ball qui fit son succès à Naples. Un style qui sied évidemment au n°10 des Blues. "C’est le genre d’entraîneur qui veut avoir le ballon (NdlR: 62 % de possession contre l’équipe d’Unai Emery), le contrôler, donc je ne peux rien redire à cela", a-t-il déclaré à BT Sports. "Je veux juste jouer, avoir le ballon au pied. Et avec les joueurs qu’on possède, on peut réaliser quelques chose de magique. C’est bien d’avoir un manager comme ça."

La petite vidéo postée sur son compte Twitter indique également qu’il a la tête 100 % à Chelsea. "You know, London is blue", dit-il avec les yeux qui pétillent. Ce transfert loupé au Real est oublié. Pour 2018, du moins.

Et sa place de titulaire alors ? Comme la semaine passée, c’est Willian qui évoluait à gauche du 4-3-3 de Sarri, avant de céder sa place au Belge.

"C’est un joueur fantastique, mais pour le moment, je ne pense pas qu’il soit capable de jouer 90 minutes", a déclaré Sarri à l’issue du match. "J’ai préféré le faire monter à 25, 30 minutes de la fin du match, quand l’intensité a baissé. J’espère que d’ici une semaine, maximum deux, il pourra disputer l’entièreté du match."

S’il garde le même rythme que lors des deux premières journées, cela risque de faire mal. Un mal nécessaire pour un joueur décidé à ne plus se laisser trop distancer par les deux mutants du foot mondial.


Hazard : "Je ne partirai pas"

Le suspense (ou ce qu’il en restait) est levé autour de l’avenir d’Eden Hazard. S’il était quasi acquis que le Belge ne quitterait pas Chelsea sans back-up pour le club, il est désormais officiel que celui-ci poursuivra bien l’aventure à Stamford Bridge.

"Bien sûr, je suis heureux ici", a-t-il expliqué au micro de RMC Sport. "Beaucoup de choses ont été dites, des bêtises. Vous savez bien qu’il me reste deux ans de contrat, on verra ce qu’il se passera. Mais partir cette année, non, je pense que je ne partirai pas. Car le mercato est fermé en Angleterre. Ça serait un peu bizarre qu’on me laisse partir sans signer de joueur derrière."