Diables Rouges Si Martinez et l’UB veulent se séparer, ils devront d’abord négocier. Explications

Y a-t-il une clause libératoire dans le nouveau contrat de Roberto Martinez ? C’est la question que tout le monde se posait après l’annonce de sa prolongation. Il nous revient que non, conformément à la volonté de l’Union belge. Sans clause, l’engagement des deux parties est plus fort.

Imaginez le scénario de rêve : la Belgique atteint la finale de la Coupe du Monde. Dans la foulée, un très bon club étranger jette son dévolu sur Martinez. Pour le débaucher, il faudra négocier avec l’Union belge, qui sera en position de force. Soit la Fédé parvient à conserver son coach à succès, soit elle empoche un montant faramineux pour le laisser partir. Dans tous ces cas de figure, l’UB serait gagnante.

Autre hypothèse , nettement moins plaisante : les Diables se font éliminer sans gloire en huitième de finale, contre le Sénégal ou la Pologne. On voit mal comment Martinez pourrait y survivre.

Là encore, il faudrait se mettre à table, pour négocier des indemnités de départ. C’est exactement la situation que Bart Verhaeghe et Mehdi Bayat avaient connue avec Marc Wilmots après l’Euro 2016. Un accord avait finalement été conclu pour une indemnité avoisinant le million d’euros, payable en plusieurs échéances.

Aux normes internationales, le salaire de Roberto Martinez est très raisonnable : 800.000 euros par an. À titre de comparaison, Didier Deschamps empoche 1,7 million d’euros annuel et Joachim Low 4 millions. Mais l’Union belge reste une petite fédération et ce serait un coup dur de devoir débourser une indemnité de départ, tout en payant le salaire du nouveau sélectionneur. Dans une négociation de ce genre, elle serait forcément perdante.

Il ne reste plus qu’à espérer que tout se passe bien en Russie pour les Diables. C’est ce qu’on souhaite tous. À commencer par le trésorier de l’UB.