Diables Rouges Kevin De Bruyne n’a pas été inhibé par le brassard contre Bristol.

Cette folle ambition de réaliser un improbable quadruplé apparaît plus vivace que jamais. Si Kevin De Bruyne jure - sans que l’on soit forcément obliger de le croire - que personne n’y pense à Manchester City, le Diable est bien décidé à donner des contours historiques à cette drôle de saison. En endossant une nouvelle fois les habits de l’homme providentiel.

Contre Bristol, en demi-finale aller de la Coupe de la Ligue, la lumière est venue de lui et de son égalisation.

Que KDB se soit affirmé comme un leader technique est devenu une habitude. Qu’il s’impose comme un leader tout court fleure bon la nouveauté.

Face aux tombeurs de Manchester United lors du tour précédent, le milieu était capitaine pour la deuxième fois cette saison, la première dès le début d’une rencontre puisqu’il avait porté le brassard durant 15 minutes sur le terrain du Feyenoord Rotterdam en Ligue des Champions.

Un statut nouveau pour lui, qu’il a accueilli avec son flegme habituel. "Être capitaine ? J’essaye toujours de jouer de la même manière. Je ne pense pas que cela change grand-chose", a-t-il reconnu.

En l’absence de Vincent Kompany, Fernandinho, David Silva et Sergio Agüero qui ont assumé la charge à tour de rôle, De Bruyne a parfaitement géré la chose, se rapprochant dans son rôle plus d’un Eden Hazard que d’un Kompany. En étant plus un leader par le geste, l’attitude que par les mots.

Cette place prise dans le vestiaire s’avance comme le prolongement de son rôle grandissant dans le club. En décembre dernier, au moment de commenter une nouvelle fois une performance XXL de son joueur après un match contre Tottenham où il avait été brillant, Pep Guardiola avait mis en avant le leadership du Gantois. "Quand vous le voyez courir sans le ballon, c’est vraiment un exemple pour nos jeunes", avait indiqué Guardiola au sujet d’un De Bruyne qui a pris le capitanat "comme une marque de confiance". Mais aussi un marqueur de son importance.