Diables Rouges Le défenseur espère que ce retour sera le bon.

Pep Guardiola n’en est pas à implorer le ciel. Le Catalan est trop rationnel pour cela.

Mais depuis qu’il a vu John Stones se tenir la cuisse et quitter le terrain avec une déchirure aux ischios qui va l’éloigner des terrains pendant six semaines, le technicien prie pour que le retour de Vincent Kompany s’inscrive dans la durée.

"Bien sûr, nous devons prendre soin de lui. Nous essayons de faire attention à lui. Il a manqué plus de deux mois et demi de la saison parce qu’il a joué contre Gibraltar avec une victoire 9-0", a-t-il souligné avant de rappeler : "Il faut être prudent en ce qui concerne le temps de jeu et les sensations parce qu’il revient après deux mois et demi et il nous a manqué. C’est un risque de le faire jouer de plus en plus mais maintenant que John Stones est out , nous avons un réel problème à ce poste."

Parce que ce match à Leicester a marqué le début d’un tunnel de 14 rencontres en 45 jours. Mais également parce que Guardiola n’a désormais plus que trois spécialistes du poste pour gérer cette série avec, outre Kompany, Nicolas Otamendi et Eliaquim Mangala sorti du placard à Leicester alors qu’il n’avait joué que 19 minutes en Premier League cette saison, le 9 septembre contre Liverpool.

Si Fabian Delph a parfois dépanné sur un bout de match, l’Anglais est en train de se redécouvrir un futur au poste de latéral gauche alors que le jeune Tosin Adarabioyo (20 ans) apparaît encore un peu tendre. Ce qui donne donc au come-back de Kompany des airs de bénédiction. À condition d’être durable.

Le défenseur, qui pourrait enchaîner une deuxième titularisation face au Feyenoord ce mardi, ne s’en formalise pas. Comme il sait que cet énième come-back diffère de tous ceux qui ont précédé. "D’habitude, quand je reviens, tout le monde a hâte que je sois de retour. Cette fois, c’est la première fois que je reviens dans l’équipe en sachant que l’équipe tournait bien. La pression est sur moi, pour être performant, et j’en profite. Je profite de chaque moment. Je me fais juste confiance."

Sans trop se projeter sur une éventuelle rechute. "Ce que je promets, c’est que je vais vivre ma vie en bon professionnel en travaillant dur et en étant toujours prêt à aider l’équipe", a-t-il expliqué. "Mais, évidemment, une fois que vous avez fait cela, vous ne pouvez rien promettre sur la santé. Personne ne le peut. Même pas vous."

Ni le ciel.