Diables Rouges Humidité et herbe trop haute semblent embêter l’équipe nationale.

Ce lundi, la Belgique devra se mesurer au Panama mais aussi aux conditions extérieures. Le climat à Sotchi est sensiblement différent de celui connu depuis quelques jours à Moscou. Dès la descente de l’avion, les joueurs ont ressenti cette chaleur et, surtout, un manque d’air qu’ils n’avaient pas connu dans la capitale.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Roberto Martinez a souhaité avancer d’une journée le départ vers la station balnéaire. "Nous avons directement senti la différence. Ce n’est pas tellement le climat, mais plutôt le taux d’humidité auquel il faut s’adapter", note le sélectionneur. Les joueurs de l’équipe de France pourraient en témoigner, eux qui ont eu du mal à digérer les conditions météorologiques lors de leur match de ce samedi, disputé à Kazan.

Bien entendu, les deux équipes joueront dans les mêmes conditions ce lundi, mais le Panama présente tout de même l’avantage d’être davantage habitué à ce phénomène, bien plus récurrent en Amérique Centrale.

Par contre, l’état de la pelouse risque bien de handicaper les deux formations. Jeudi dernier, Thorgan Hazard avait déjà souligné que le terrain du centre d’entraînement était de bonne qualité, mais que l’herbe était un petit peu trop haute. Cela devrait encore être le cas lors de la rencontre programmée à Sotchi. "Ils tondent les pelouses à vingt-cinq millimètres. Je ne sais pas pourquoi, je n’avais jamais vu cela dans les grandes compétitions européennes. Mais cela doit être intégré dans notre processus d’adaptation", continue Roberto Martinez.

En 2014, Barcelone avait déposé plainte auprès de la Fifa car, selon le club catalan, la hauteur de la pelouse dépassait trente millimètres, soit la taille maximale autorisée par la Fédération internationale. Habituellement, le Barça joue sur une pelouse haute de vingt-trois millimètres au Nou Camp. "Les terrains sont également secs à cause de la météo et pour un dribbleur comme moi, c’est plus difficile de contrôler sa vitesse avec le ballon car il colle soit au terrain, soit au pied", note Adnan Januzaj.

"Mais, dans un Mondial, il ne s’agit pas de trouver des excuses", termine Roberto Martinez, bien conscient que personne n’accepterait de telles explications en cas de faux pas lors du premier match de ce tournoi. "Il faudra être prêt et s’adapter à ces conditions. C’est à cela que servent les entraînements. Nous étions impatients d’être en Russie et donc, vous ne nous entendrez pas nous plaindre."