Diables Rouges Rentré en Belgique samedi matin, le défenseur reste en stand-by jusque 17 heures ce dimanche.

Tout un symbole. À son arrivée à Brussels Airport, Laurent Ciman a été accueilli par son papa et sa maman. La famille, c’est le pilier de la vie de Lolo. Que ce soit ses parents et son épouse et leurs enfants, voilà ce qui tient le défenseur debout en toutes circonstances. C’est ce qui lui permettra de surmonter ce nouveau coup dur.

"Tu sais, ce qui ne te tue pas te rend plus fort. J’en ai pris des claques tout au long de ma carrière. Ce n’est pas ça qui va me faire tomber par terre. Je suis déçu de ne pas aller à la Coupe du Monde, c’est certain. Mais je m’y étais préparé. Le plus important pour moi, c’est ma famille. Je vais pouvoir aider ma femme et voir mes enfants à Los Angeles et continuer mon championnat là-bas. J’ai hâte d’être lundi pour rentrer."

Vous êtes surpris de rentrer alors que Vermaelen et Kompany ne sont pas rétablis ?

"C’est la décision du coach, pas la mienne. Moi, j’ai été professionnel jusqu’au bout. J’ai assez attendu. Ma femme et mes enfants ont besoin de moi donc là j’ai décidé de rentrer. Je reste chez mes parents ce week-end puis je retourne lundi à Los Angeles."

En restant en stand-by jusque dimanche 17h ?

"La décision ne va plus changer d’aujourd’hui à demain. Je vous le dis."

Et si ça change, vous retournez ?

"Bien sûr."

Vous allez regarder la Coupe du Monde ?

"Bien sûr que je vais regarder la Coupe du Monde. Chacun est déçu, que ce soit moi ou ceux qui sont partis avant. Ma situation est compliquée car elle n’était pas la même que les autres. J’ai un peu goûté à la Coupe du Monde. Mais je savais qu’il y avait plus de chance que ça se passe comme ça se passe maintenant. Après, bien sûr que je vais être le supporter des Diables et j’espère qu’ils vont aller très bien car on a une top équipe."

Est-ce la fin de votre carrière avec les Diables ?

"C’est certain que maintenant, je vais privilégier ma famille. Après, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais il y a des jeunes qui sont là, qui poussent, donc on va laisser la place aux jeunes. À 32 ans (33 le 5 août), je pense que c’était mon dernier grand tournoi. Cela n’a pas été le cas. Je n’en fais pas un drame, ni une maladie."

Cela veut dire que vous annoncez officiellement une fin de carrière internationale ?

"Je ne sais pas. Cela va être compliqué. Je ne suis pas le type de joueur qui a besoin, comme d’autres, d’annoncer: Voilà, j’arrête l’équipe nationale . Cela va se faire tout simplement. Je serai moins sélectionné à l’avenir, je pense. À 32 ans, je dois mettre l’accent sur ma famille. J’ai fait des choix pour ma famille et je ne regrette rien du tout. Mais voilà, c’est peut-être le temps de passer le flambeau aux autres et de continuer dans un autre sens pour moi."