Diables Rouges Vincent Kompany s’est amusé en Diable après une absence de treize mois.

Presque treize mois après avoir quitté le terrain préventivement à la 58 e contre l’Israël, Vincent Kompany est de retour en équipe nationale. Avec le sourire. Et avec une grande envie de retrouver sa place dans l’équipe.

Kompany était le premier à monter sur le terrain, sous la pluie à Tubize. Et c’est lui qui - aux côtés de Mirallas - prenait la tête du groupe pendant l’échauffement. "Il m’a laissé une bonne impression", estimait Roberto Martinez. "Il est affûté et en forme. Médicalement, il est en ordre."


Seulement, Kompany n’est pas en mesure de jouer deux fois nonante minutes. C’est ce qui a été convenu avec son club, Manchester City. Martinez : "S’il joue 90 minutes contre l’Estonie, il n’en jouera pas 90 contre les Pays-Bas." Vu que Martinez attache plus d’importance au match de dimanche et qu’Alderweireld est absent, on s’attend à voir Kompany au coup d’envoi face à l’Estonie.

En club, Kompany n’a joué que 214 minutes cette saison, toutes compétitions confondues. D’un côté, cela arrangerait Pep Guardiola qu’il reçoive du temps de jeu en équipe nationale. D’un autre côté, ce serait une catastrophe s’il rechute en ayant joué trop. Martinez rassure tout le monde: "On travaille en parfaite collaboration avec City . Notre coach physique était présent au dernier entraînement de City ."

Nainggolan n’est pas considéré entièrement fit, alors qu’il a joué cinq fois plus que Kompany. "Est-ce que Kompany est au-dessus de la loi?" demandait un collègue. Martinez: "Pas du tout. Mais je voulais l’avoir dans le groupe pour qu’il découvre Tubize et pour que je voie comment il se comporte avec les autres."

Martinez ne doit pas s’inquiéter: Kompany ne donnait pas l’impression d’avoir quitté le groupe pendant presque 400 jours. Il a sauté sur le dos de Lukaku, a frotté sur la tête de Thorgan Hazard, a levé Mirallas comme si c’était une plume. Dans le petit match, il n’a pas hésité à mettre Meunier au tapis. Non, il n’a pas eu de problèmes d’intégration.

Par contre, il ne doit pas rêver du brassard de capitaine dans les deux prochains matches. Martinez ne l’a pas annoncé ouvertement, mais a donné quelques indices. "Avançons progressivement avec Vincent. Bien sûr qu’il veut être capitaine: tout le monde veut avoir l’honneur de porter ce brassard en équipe nationale. Mais Eden Hazard remplit très bien son rôle, et je prône la continuité. Moi, je veux beaucoup de leaders dans mon équipe. Celui qui porte le brassard n’est pas important."