Diables Rouges Thomas Meunier déborde de confiance avant d’entamer le tournoi : "Après, je vous aurais bien dit qu’on avait 100 % de chance de gagner l’ Euro et on s’est bien planté"

Les cadres retrouvent doucement le rythme. Ils s’habituent tranquillement pour monter en puissance vers le tournoi.

Pas Thomas Meunier. Le latéral est déjà bouillant. "Pour moi, la Coupe du Monde a commencé lundi. Le match de ce samedi est d’ailleurs loin d’être un amical."

La fraîcheur

Avec 2.218 minutes de jeu, il fait partie des joueurs qui arrivent avec du rythme dans les pattes mais sans être sur les dents après un long exercice.

"Roberto Martinez a été clair à mon égard : je devais prendre ce que je pouvais et je l’ai bien fait. Il me fait confiance. Cette fraîcheur peut être un avantage pour moi. Je l’ai remarqué. Je n’ai pas de crampes, pas de courbatures et je suis hyper bien mentalement."

L’évolution

Romelu Lukaku a balancé que le joueur qui a le plus évolué, c’est Thomas Meunier. "Je l’ai remercié pour le coup de pub. Sympa. Romelu dit toujours ce qu’il pense vraiment."

Lui-même se surprend. Il y a deux ans, il luttait pour sa place parmi les 23. "J’ai depuis pris une envergure considérable ici. J’ai acquis un nouveau statut grâce à mes matches chez les Diables et au PSG."

Deux équipes qui laissent libre cours aux allants offensifs de Meunier. "C’est comme à l’ancienne. Je n’ai jamais perdu cette attirance pour l’attaque. Dès que j’en ai l’occasion, je fonce dans le rectangle. J’adore le fait de pouvoir attaquer, défendre, marquer, donner des assists . En plus, je suis bien dans ce système qu’on peaufine encore un peu ces dernières semaines. Pour une fois qu’on a le temps de le faire."

Ce déclic et cette montée en puissance, il les doit en partie à Michel Preud’homme. "Il pousse les gens à atteindre leur limite, à la repousser. Parfois, je me contente de rester dans ma zone de confort, j’ai besoin qu’on me pousse à montrer ce que je peux vraiment faire. Il faut qu’on me dise que j’en suis capable. Je me suis découvert une réserve de potentiel que j’arrive désormais à mettre en valeur."


L’ambition

Meunier transpire la confiance. Et elle ne se limite pas à sa petite personne. Il voit ce groupe aller très loin, écrire l’histoire.

"C’est le moment. Ça fait longtemps qu’on joue ensemble. Les joueurs se connaissent tous. Pour toute une génération, c’est la dernière occasion sur une Coupe du Monde. Au mieux, il y aura l’ Eur o 2020 puis la moitié de l’équipe ne sera plus là. Ici, nous avons tout en main pour réaliser quelque chose de grand. Une place en demi-finale est presque obligatoire. Je nous donne 50 % de chance d’y parvenir. Après, tout peut arriver. En 2016, quand on se qualifie pour les quarts, j’avais envie de dire qu’on avait 100 % de chance d’aller au bout mais on s’est planté." (rires)

Coordinateur sportif du PSG, Maxwell a dit se méfier des Belges. Preuve que les ambitions ne sont pas que du chauvinisme.

"Il a une grande connaissance du foot. Il dit que le Brésil va gagner car il est chauvin. Sinon, il aurait mis la Belgique comme championne du monde."

Il en est au point de pouvoir plaisanter sur des affrontements face au Brésil ou à la France, deux nations pour lesquelles évoluent plusieurs de ses équipiers parisiens. "Si nous battons un de ces deux pays, le tournoi est réussi. On peut même se faire éliminer après." (rires)


"Je veux prouver ce que je vaux à Paris"

Consigne : pas de questions sur un autre sujet que les Diables ou le Mondial. Impossible pourtant de passer sous silence des rumeurs qui envoient Thomas Meunier tantôt à la Juventus, tantôt à la Roma ou les estimations quant à sa valeur sur le marché des transferts (au moins 25 millions).

Il a toutefois coupé court à tout débat. "Je ne pense pas à autre chose que la Coupe du Monde. Je ne pense pas à Paris ou à un transfert. Je veux faire un beau tournoi. Au niveau personnel et collectif. Mon idée, c’est de rester à Paris. Si le club ne veut pas, on avisera. J’espère rester pour prouver ce que je vaux et m’imposer."