Diables Rouges

Le Bayern payera-t-il 8 millions d’euros pour attirer l'attaquant de l'Olympiakos à Munich ?

BRUXELLES “C’est le dernier effort avant les vacances. On ne pouvait presque pas rêver plus belle récompense pour magnifier la superbe saison de la plupart d’entre nous.”

Kevin Mirallas croise les doigts pour concrétiser, ce samedi, un rêve de gosse : fouler la pelouse sacrée de Wembley : “Même si j’aurais préféré évoluer dans l’ancien stade, plus mythique encore que la nouvelle construction.”

Des souvenirs d’Angleterre, Kevin Mirallas en a retenu quelques-uns : “Je revois encore Michael Owen, lors d’un Angleterre - Argentine en 1998. Il était tout jeune, mais il a inscrit un bien beau but. Cette action m’a marqué longtemps. Je n’ai pas oublié non plus un Angleterre - France quand Anelka, très critiqué, avait, lui aussi, trompé le gardien anglais.”

Les nonante mille spectateurs du nouveau Wembley n’impressionneront pas Kevin Mirallas : “Je me suis déjà produit devant des assistances de cet acabit quand j’ai joué contre Manchester United, Arsenal ou Dortmund, par exemple. À ce niveau-là, dix mille spectateurs en plus ne constituent pas une réelle différence.”

Dans sa gerbe de – bons – souvenirs de cette saison 2011-2012, Kevin Mirallas installera sûrement en bonne place sa prestation contre le Monténégro de vendredi dernier : “Elle s’est inscrite dans la continuité de ma saison avec l’Olympiacos. M’offre-t-elle une chance supplémentaire de débuter contre l’Angleterre ? Peut-être. Mais la concurrence est extrême en attaque, chez les Diables.”

La vedette belge de l’Olympiacos vient de vivre deux saisons extrêmement enrichissantes sur tous les plans. Elles l’ont, surtout, fait mûrir.

“À Saint-Étienne et à Lille, j’ai peut-être mené une vie trop facile. Je baignais dans un cocon qui me protégeait. Implicitement, je n’étais pas incité à consentir les efforts auxquels j’aurais dû m’astreindre. En émigrant en Grèce avec ma femme comme seul membre de ma famille, j’ai forcément dû me prendre davantage en charge. Je suis fier d’avoir bien assimilé cette authentique leçon de vie.”

Aujourd’hui, Kevin Mirallas a émergé de son trou noir, mais ne s’est pas brûlé aux feux de la rampe : “J’ai accompli une belle progression en travaillant dur, mais je ne suis encore nulle part...”

Ses exploits individuels à l’Olympiacos ont attiré sur lui l’attention de recruteurs éventuels. Le Bayern Munich, notamment, s’intéresse à lui : “Je suis flatté, bien sûr. Mais je ne veux pas que, si je devais quitter un club dans lequel je me sens bien, que l’Olympiacos cultive le sentiment qu’il a obligé un ingrat. Je n’oublie pas que ce club m’a tendu les bras quand je me trouvais dans une passe difficile. Je ne partirai pas comme un voleur, même si j’ai la chance de bénéficier d’une clause qui me permette d’être transféré pour huit millions d’euros. Mon président n’a pas la réputation de libérer facilement ses joueurs. Si je devais partir, je voudrais conserver la bonne relation que j’ai nouée avec lui.”

Avant cela, Kevin Mirallas se relaxera en famille et attendra, amoureusement, le petit bébé que sa femme lui donnera très bientôt...



© La Dernière Heure 2012