Diables Rouges

Malgré une saison compliquée, marquée par plusieurs blessures, Nacer Chadli a gardé la confiance du sélectionneur Roberto Martinez.

"Si je n'avais pas joué de bons matchs avec l'équipe nationale, avec la saison que j'ai eue, je ne serais pas dans le groupe", a confié le polyvalent Diable Rouge de West Bromwich Albion jeudi à Tubize.

Chadli, 28 ans, sort d'une saison compliquée en club durant laquelle il n'a pris part qu'à six rencontres avec West Bromwich Albion. "J'ai craint de ne pas être ici après cette saison difficile", a expliqué Chadli. "J'ai eu trois blessures. J'ai travaillé dur, j'ai fait de mon mieux et je suis heureux d'être dans les 28 présélectionnés. J'ai beaucoup travaillé sur le volume aussi pour rattraper mon retard sur ceux qui ont joué 50 matchs cette saison, il y a un monde de différence."

Chez les Diables Rouges, Roberto Martinez apprécie sa polyvalence. Le technicien espagnol l'a ainsi titularisé à 7 reprises et fait monter au jeu 3 fois. "Si je n'avais pas joué de bons matches avec l'équipe nationale, avec la saison que j'ai eue, je ne serais pas dans le groupe", pense le joueur.

Thomas Meunier vise les demi-finales à la Coupe du monde et espère battre le Brésil

Thomas Meunier s'est montré clair sur les ambitions des Diables Rouges au Mondial en Russie: "atteindre les demi-finales, ce serait super résultat", a déclaré le latéral du Paris Saint-Germain jeudi à Tubize.

"C'est le moment ou jamais de prouver à la terre entière que ce pays a des qualités et un super groupe", a expliqué Thomas Meunier. "Il est temps de montrer qu'on peut passer un cap. Après, je pense qu'il y a encore un Euro avec ce groupe et puis il y aura du changement, plusieurs joueurs arrêteront et il faudra remplacer la moitié du groupe. Il faut profiter de ce moment."

Après deux quarts de finale, au Mondial 2014 et à l'Euro 2016, la Belgique doit progresser, pense Meunier. "Atteindre les demi-finales, ce serait un super résultat. C'est le bon moment. Ce groupe joue ensemble depuis de longues années. Nous devons faire la différence et nous avons tout en mains pour y arriver, les demies sont notre objectif. Après, c'est vrai qu'il y a des détails qui comptent, si tu joues le Brésil en quarts, ce qui est possible, les choses se compliquent", a analysé encore Thomas Meunier. Le latéral ne craint pas de croiser des équipiers du PSG sur sa route, que du contraire: "j'espère affronter le Brésil! Si on venait à éliminer la France et le Brésil, ce serait un tournoi réussi", a lancé avec un grand sourire Meunier.

Thomas Meunier est l'un des Diables Rouges qui a le plus progressé ces dernières années alors qu'il a reculé sur le terrain, passant d'ailier à défenseur latéral. "J'ai toujours été très critique à mon égard, j'ai souvent besoin que quelqu'un me dise que je peux faire ce genre de choses et je vais le faire. Des fois je reste un peu dans ma zone de confort. C'est là qu'un coach comme Michel Preud'homme a été très important pour moi. Je me suis découvert tant au niveau mental que footballistique, je me suis découvert une réserve de potentiel que j'exploite aujourd'hui".

Un potentiel qui lui vaut d'être le latéral droit titulaire depuis deux ans. "On n'est jamais sûr de rien, mais au vu du talent et des qualités des joueurs qu'on a dans cette équipe, pouvoir se dire 'je suis un pion important d'une telle équipe', ce n'est pas négligeable mentalement. On prend conscience de ses qualités et cela apporte de la confiance supplémentaire."

Si lui se sent à l'aise dans le 3-4-2-1 de Martinez, le système a parfois posé question ces derniers mois. "Le système est bon pour moi, même si ça manque parfois d'automatismes. Le fait de travailler la tactique tous les jours va nous aider. Les latéraux ne sont pas les seuls postes qu'il faut travailler, Il y a aussi le placement défensif, les centraux, le pressing offensif, le retour des attaquants... C'est un travail global à effectuer. Si un joueur fait mauvais pressing, toute l'équipe en pâtit", a résumé le Diable Rouge.

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