Diables Rouges

L'attaquant français s'est exprimé devant la presse.

A deux jours de la demi-finale face à la Belgique, les joueurs français n'ont aucune intention de sous-estimer leur futur adversaire. Les Bleus ont parfaitement conscience que ce rendez-vous sera le plus compliqué à gérer depuis le début du tournoi. « On sait que c'est une équipe qui va rester à dix derrière et se contenter de défendre. Ce seront deux équipes qui aiment développer du beau football. On nous a donné les clés pour gagner, à nous de bien les utiliser », explique Olivier Giroud.

Cette rencontre permettra aussi à de nombreux joueurs de retrouver des amis. Benjamin Pavard sera par exemple directement confronté à Eden Hazard, qu'il suivait avec la plus grande attention lorsqu'il était au centre de formation lillois. « J'étais dans la tribune quand lui jouait avec l'équipe première et je le suivais lors des entraînements ouverts du LOSC. J'ai joué avec son petit frère, Kylian », dit-il.

Olivier Giroud, de son côté, tentera de mettre un but à son équipier, Thibaut Courtois. Les deux joueurs ont souvent l'occasion de se mesurer lors des séances d'entraînement à Chelsea. « Vous pouvez lui demander, je lui ai déjà mis quelques buts (sourire). Ce n'est vraiment pas facile de le tromper et il le montre pendant ce Mondial », dit l'attaquant français, avant de se lancer dans une comparaison avec Hugo Lloris, lui aussi considéré comme l'un des meilleurs portiers du tournoi russe. « Hugo est gaucher, tout comme Thibaut. Et leur pied droit, ils ne l'utilisent pas beaucoup. Sur leur ligne, ils sont également très performants. Je dirais que Hugo est plus explosif, plus tonique, certainement pour compenser sa plus petite taille. Thibaut a une envergure impressionnante, il est difficile à prendre sur ses côtés. Il va chercher des ballons dans des zones où on pense pouvoir le tromper. C'est un très bon gardien, mais Hugo est quand même le meilleur. »

Olivier Giroud côtoie également les deux artistes de chaque équipe : Eden Hazard et Kylian Mbappe. « Ce sont deux génies. Kylian est un diamant brut à polir, il a une énorme marge de progression. Il est davantage dans la percussion avec sa vitesse. Eden, lui, est impressionnant dans sa conduite de balle et sa capacité à percer les lignes balle au pied. C'est l'un des trois meilleurs joueurs avec lesquels j'ai joués. Ce sont deux grands talents », analyse-t-il. « Eden, c'est presque un Français. Il est Wallon, il parle le français. On s'entend très bien et on rigole ensemble. C'est quelqu'un d'attachant. »