Diables Rouges

La demi-finale de la Coupe du monde France-Belgique mardi soir sera diffusée sur écran géant devant l'Hôtel de Ville à Paris, où plus de 1.200 policiers et gendarmes seront mobilisés dans un contexte de menace terroriste.

En cas de victoire des Bleus, les services de police ont déjà anticipé l'éventuelle fête qui pourrait se tenir sur les Champs-Elysées: "il y a tout lieu de penser qu'un nombre conséquent de supporteurs souhaitera fêter l'événement sur l'avenue", indique un communiqué de la préfecture de police (PP).

Pour la retransmission sur écran géant, plusieurs points de filtrage avec fouille des bagages et "palpations de sécurité" seront mis en place aux abords du parvis de l'Hôtel de Ville, détaille ce même communiqué.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait annoncé que l'écran géant, mis en place lors du quart de finale qui a vu la victoire des Bleus sur l'Uruguay vendredi dernier, serait réinstallé pour le match de mardi à 20H00.

L'alcool et les engins pyrotechniques seront notamment interdits dans la zone, tandis que les terrasses alentour devront être vidées de leurs chaises, tables, parasols etc., précise la PP.

Le stationnement sera interdit sur certains axes de 9H00 à 23H00 et la circulation des piétons comme des véhicules le sera à partir de 18H30.

"Au total plus de 1.200 membres des forces de l'ordre seront mobilisés pour assurer la sécurité de cet événement", annonce la PP.

La station de métro Hôtel de Ville (sur la ligne 1 et 11) sera fermée à partir de 17H30, a indiqué la RATP. A partir de 19H00, les stations Étoile (ligne 1, 2, 6 et RER A) ainsi que Georges V (ligne 1), qui desservent les Champs-Elysées, seront également fermées.

La plus célèbre avenue du monde risquant d'être envahie en cas de qualification des Bleus pour la finale, les services de la préfecture ont reçu pour instruction "d'anticiper la situation en neutralisant autant que nécessaire la circulation sur cet axe et en déployant tous les moyens appropriés pour assurer la sécurité des personnes et des biens".

En 2016, lors de l'Euro, la retransmission de matches dans des espaces publics non sécurisés avait été interdite et seules les 10 fan-zones des villes hôtes en France avaient canalisé les supporters en "extérieur".

Fin mai, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait prévenu que "les zones +grands écrans+ ne pourr(aient) en aucun cas être organisées sur l'espace public ouvert (...) sans mesures de sécurité draconiennes".