Diables Rouges Les Ultras parisiens sont toujours remontés contre Thomas Meunier.

Sa passe décisive qui a permis à Edinson Cavani d’égaliser contre Guingamp et de préserver l’invincibilité à domicile du Paris SG n’a produit aucun effet. Sifflé par les Ultras parisiens, Thomas Meunier a pu se rendre compte ces dernières heures que ces derniers ont la rancune d’un genre plutôt tenace.


En cause, ce fameux like posté sur les réseaux sociaux sur une photo d’un tifo marseillais. Et même si le Diable a depuis fait marche arrière et qu’il s’est justifié en précisant à l’adresse des supporters : "Sachez que mon implication et ma passion vous sont dévouées à 100 % et le fait d’aimer ce qui se fait ailleurs en France ne doit en AUCUN cas remettre en question le respect et l’envie que j’ai de me battre pour les rouge et bleu ", la polémique est loin d’être terminée.

Dans une interview au Parisien, Mika, le vice-président du Collectif Ultra Paris, a justifié la posture de son groupe. Comment ? En se posant en défenseur "d’une institution qui doit être au-dessus de tout, des joueurs, des supporters, des dirigeants", argue le supporter.

"Quand tu signes dans un club comme le PSG, tu dois au minimum connaître son histoire et ses valeurs. Je ne vois pas Ruffier (le gardien de Saint-Étienne) liker un tifo des Lyonnais ou Thauvin (l’attaquant marseillais) liker un de nos tifos. Leur carrière serait compliquée après", poursuit-il. "Pourquoi, nous, à Paris, on devrait l’accepter ? Nous, les Ultras, on est les garants des valeurs du Paris SG."

Relancé sur la possibilité qu’un joueur parisien puisse apprécier ce qui peut se faire ailleurs, le supporter en a remis une couche : "non, il n’a pas le droit. Il est à Paris, il n’a pas le droit. Cela lui apporte quoi de faire cela ? Quand Meunier like ce tifo, il manque de respect au club et aux supporters de Paris. L’erreur est humaine, peut-être qu’il n’a pas pris la proportion de tout cela mais c’est un gars intelligent et mature. On lui a rappelé qu’on était à Paris. Il lui suffit juste de s’excuser, cela ne fait pas de mal et on repart à zéro. Et s’il ne le fait pas ? Il ne faudra pas se plaindre que le public du Parc n’accepte pas. On est contre les insultes et les menaces qu’il a reçues. C’est inacceptable, ce n’est pas nous."

Les sifflets, par contre, portent la signature du CUP. Et ils serviront une nouvelle fois de bande-son au prochain match du PSG, ce vendredi à Amiens, dans une polémique qui commence à friser le ridicule et qui s’inscrit dans un contexte tendu en ce printemps : après la grève des Ultras contre Monaco le 15 avril dernier lors du match du titre, Nasser Al-Khelaifi s’était dit "très fâché".

En attendant, le club reste dans cette affaire volontairement en retrait…