Diables Rouges Roberto Martinez apportera des changements majeurs dans son onze contre l’Angleterre, pour "nourrir son groupe".

Pendant que son équipe déroulait, dans le premier quart d’heure, il est resté extrêmement calme. Il s’est ensuite contenté de préciser certaines consignes à l’un ou l’autre Diables, profitant de chaque petit temps mort. Roberto Martinez n’a vraiment explosé de joie qu’après le coup de sifflet final. Mais il avait déjà retrouvé toute sa quiétude une petite heure plus tard, au moment d’analyser le match en conférence de presse.

Sous vos ordres, les Diables sont devenus une véritable machine à marquer. Comment jugez-vous le potentiel offensif de votre équipe ?

"On connaît tous les joueurs dont on dispose et je n’ai aucun doute sur notre capacité à marquer. Mais il faut garder l’équilibre, de la structure. C’est là notre plus grand point d’attention. Dans ce match, l’équipe était prête à souffrir. On a vu une bonne attitude et un vrai équilibre. Le travail très dur réalisé durant ces quatre dernières semaines porte ses fruits. Je suis très satisfait."

Que faut-il encore améliorer ?

"Beaucoup de choses ! Nous progressons et avons bien profité des espaces offerts par la Tunisie. L’équipe a été de plus en plus affûtée. Devant le but, elle est efficace et les automatismes sont meilleurs. Mais parfois, nous n’avons pas assez bien gardé le ballon, notamment à 2-0."

La Belgique est-elle devenue un favori dans ce Mondial ?

"Non. Tout le monde a une opinion, c’est normal. Mais pour être favori, il faut avoir des références ou avoir une génération qui a déjà gagné. Quand tu as déjà gagné un grand tournoi, tu as un avantage psychologique. Ce n’est pas notre cas. Nous, nous essayons de bien aborder chaque rencontre. Nous verrons où cela nous mène."

Après le succès contre la Hongrie à l’ Euro , tout le pays faisait la fête et l’équipe a été trop euphorique. Que dire aux joueurs pour qu’ils gardent les pieds sur terre ?

"Aujourd’hui, on a le droit de fêter ça, comme tout le pays. On n’a pas souvent l’occasion de célébrer un match de Coupe du Monde dans lequel la Belgique a inscrit cinq buts ! Quand tu travailles dur pour obtenir un résultat, tu as le droit de le savourer. Après, il faut rester réaliste. Ce match nous convenait et on l’a gagné. Cela ne veut pas dire que notre équipe est désormais un produit fini."

Avez-vous accumulé assez de confiance pour enfin marquer l’histoire ?

"Gagner, c’est la meilleure façon de prendre la confiance. Remporter ces deux matches, c’était vital pour nous, car cela va nous permettre de nourrir le groupe et donner des minutes de jeu à d’autres joueurs."

Justement, quelle sera votre approche contre l’Angleterre ?

"La réponse est très claire. Si nous avions sept jours pour préparer le match puis sept jours de récupération, on garderait ce onze de base. Dans le football international, je crois dans l’importance des automatismes. Mais là, on a très peu de temps. Dans une Coupe du Monde, on a besoin de 23 joueurs et certains d’entre eux recevront leur chance et des minutes de jeu. Parce qu’ils le méritent. Tout dépendra aussi de l’état physique de nos joueurs. Il y aura des changements majeurs contre l’Angleterre."

Pourriez-vous calculer pour finir deuxième du groupe ?

"Non, on ne peut pas faire cela. Le foot a l’habitude de te punir quand tu fais ce genre de choses ! On a un rôle à jouer et on va le faire comme il le faut. On ne doit penser à rien d’autre que de préparer l’équipe qui va affronter l’Angleterre."