Diables Rouges Ravi du résultat, Roberto Martinez a aussi pointé des lacunes des Diables, dans le passing et dans le rythme.

La façon dont Roberto Martinez a pris Dries Mertens dans ses bras était significative : on ne l’a pas souvent vu montrer autant d’affection envers ses joueurs. Comme tous les supporters, Roberto Martinez a vécu des émotions intenses, mais il était très placide au moment d’analyer la rencontre en conférence de presse.

Son analyse globale : "Je suis ravi. Le match a été celui auquel on s’attendait. La première période, nous avons été frustrés face à la structure défensive adverse. D’habitude, dans ces cas-là, on trouve une passe supplémentaire ou des espaces. On a été un peu anxieux. Le Panama a eu des contres, sur lesquels il a fallu bien défendre. Dans ces situations, nos attaquants et médians offensifs ont défendu. Tout le monde a été impliqué dans ses tâches et c’est un grand point de satisfaction. Après, le superbe but de Dries nous a permis d’être plus solides. Ce premier but est essentiel dans ce genre de match. Cela a été un coup dur pour l’adversaire. Thibaut Courtois, qui n’avait rien eu à faire pendant 50 minutes, a aussi sorti l’arrêt décisif. 3-0, est-ce assez ? La différence de buts, je ne m’en occupe pas pour le moment."

La gestion de la pression : "On n’avait pas grand-chose à gagner. Si on avait marqué peu de buts, les gens auraient commencé à avoir des doutes. Et la victoire était le résultat attendu… Mais on y était préparé. On savait qu’on n’allait pas gagner le match après cinq minutes. Il fallait être préparé à travailler dur. Tu sais que l’adversaire va te tester… Mais on a montré de la maturité et de la solidarité. On a réagi de la bonne façon. Je dois ajouter que le Panama mérite du crédit pour sa première période."

Ce qui a manqué : "Il nous a manqué un peu de consistance devant le but, ainsi qu’une dose de réussite. Notre passing était trop lent, tout comme notre rythme, qui ne nous offrait pas beaucoup d’opportunités. Dans ce premier match, on a trop voulu être parfait. Mais les joueurs doivent s’amuser. Heureusement, on a grandi dans le match, on grandit et on doit encore grandir."

Les tacles sur Eden : "Cela ne m’inquiète pas que l’adversaire essaie de l’arrêter. Mais c’est une préoccupation qu’il puisse se blesser. On perdrait l’opportunité de voir un joueur talentueux comme Eden sur le terrain : ça serait malheureux pour tout le monde. Il n’y a qu’à espérer qu’on ait de la chance…"

Le passage à quatre défenseurs en cours de seconde période : "C’est important pour nous d’être flexibles. Si tu es trop prévisible, l’adversaire peut te lire plus facilement. Dans un Mondial , il faut utiliser plusieurs options."