Diables Rouges A moins de deux mois de l'entrée en compétition des Diables rouges en Russie, l'ancien défenseur se laisse aller à quelques confidences sur l'état d'esprit qui doit animer le groupe lorsqu'il prendra l'avion en direction de Moscou.

C'est à l'occasion de la présentation de sa marque de vêtements que Daniel Van Buyten a accepté de donner son opinion à nos confrères de la RTBF sur le tournoi qui attend la Belgique en juin prochain.

D'emblée Big Dan balaye les objectifs de quarts de finale que beaucoup prêtent aux Diables. "On est une des plus grosses nations du football. On le montre par les résultats. On a été numéro 1 mondial au classement FIFA. A partir de là, il ne faut pas se voiler la face. Il faut être compétiteur et vouloir gagner" assure celui qui avait disputé son dernier match professionnel lors de la défaite 1-0 contre l'Argentine en quart de finale il y a quatre ans au Brésil.

"Dire que la Belgique vise les quarts de finale, c'est se moquer du monde. Je pense qu'il y a moyen de faire bien plus. Il y avait déjà la possibilité à l'époque [NdlR. en 2014]. L'équipe a gagné en maturité. Je pense qu'il faut aller le plus loin possible" poursuit celui qui est entré dans la postérité des interviews d'après-match pour son "Il y avait moyen, fait chier" après l'élimination face à la bande de Messi.

Pour l'ancien joueur du Bayern Munich, un ensemble de paramètres fera la différence. Blessures, fraîcheur physique, éventuels suspendus, mais surtout la réussite et la mentalité affichée sur place. "Il faut déjà se sentir capable d'aller au bout." Et de prendre pour exemple la finale de Ligue des Champions perdue en 2012 avec son Bayern contre Chelsea. "Les Blues méritaient d'être battus à chaque match depuis les 1/8es de finale. Ils sont passés en quarts puis en demies. On a dominé 90% de la finale. Mais à la fin, ce sont eux qui ont gagné. Il y a aussi une part de réussite qui intervient."

L'Angleterre, une équipe qui convient aux Diables

S'il voit des Diables "bien préparés pour faire un tournoi comme une Coupe du Monde", Van Buyten ajoute que ce n'est pas l'Angleterre "qui va créer le plus de difficultés à la Belgique." Equipe jeune et bourrée de talents offensifs, les Three Lions apprécient faire le jeu "et laisse [par conséquent] de l'espace. "Et la Belgique préfère ce genre de style de jeu."

Déjà il y a six ans, quand les Anglais avaient battu à Wembley les troupes de Marc Wilmots pour son deuxième match à la tête de l'équipe nationale, "on a senti que la Belgique était supérieure".