Diables Rouges

L'attaquant du LOSC est arrivé trop tard en préparation et Vandereycken juge dangereux de l'aligner


TUBIZE René Vandereycken n'a bien sûr pas encore révélé la composition de l'équipe belge qui affrontera l'Italie championne du monde, vendredi soir (20h50) en match amical au Stadio Artemio Franchi de Florence.

Il a en revanche déjà laissé entendre que Kevin Mirallas, absent depuis le début de la préparation, mais attendu mercredi après-midi (15h30) au Stade Roi Baudouin, ne devait pas s'attendre à débuter la partie dans ces conditions. Il ne montera sans doute sur la pelouse qu'en fin de match...

"L'entraîneur de Lille (Claude Puel, ndlr) voulait qu'il se repose", explique le sélectionneur fédéral, "mais cela fait maintenant dix jours qu'il n'a plus rien fait. Un retard qu'il ne pourra pas rattraper en deux séances avec les Diables. On verra comment il est, mais je me vois mal l'aligner d'emblée dans un match pareil. Ce serait même dangereux, et je ne comprends donc pas très bien l'attitude de Puel. Il entend en effet épargner son joueur, mais en l'exposant à des risques de blessures. Ce n'est pas très professionnel à mon avis. Je le regrette en tout cas personnellement, et en premier lieu pour Kevin, finalement la principale victime de cette histoire..."

On peut cependant se demander si Vandereycken avait initialement l'intention de présenter une équipe avec deux attaquants. Auquel cas il lui reste toujours le loisir de placer Wesley Sonck à côté de Moussa Dembélé. Mais, sauf surprise, il ne le fera pas.

Vingt-deux joueurs seront du voyage en Toscane. Le forfait de Daniel Van Buyten ennuie visiblement Vandereycken, qui était déjà privé de Thomas Vermaelen et Jelle Van Damme. Ce sera peut-être, voire probablement, la chance de Sébastien Pocognoli, si Jan Vertonghen glisse en défense centrale. Mais il y a aussi la possibilité de reconstituer le duo Kompany - Simons.

"On essayera en tout cas d'être le plus solide possible derrière", prévient VDE. "C'est absolument indispensable dans le football moderne. Cela ne veut pas dire qu'on va se contenter de casser le jeu et d'envoyer le ballon le plus loin possible. L'objectif ne sera pas de détruire le jeu. Mais on va tenter de s'appuyer sur une bonne organisation défensive. Comme toutes les grandes équipes actuelles, Manchester United y compris. Jouer contre l'Italie est d'ailleurs sans doute ce qu'il y a de plus difficile. Elle vous laisse croire qu'elle n'a pas le dessus, et fait alors subitement la différence en une ou deux accélérations. A nous de ne pas tomber dans le piège", conclut Vandereycken.

© La Dernière Heure 2008